Reaching Quiet – « In The Shadow Of The Living Room »

In The Shadow Of The Living Room[Album]
01/07/2002
(Mush/Chronowax)

Nous sommes désormais habitués à ces albums estampillés Mush ou Anticon comprenant une trentaine de « bouts de morceaux ». En effet, après Jel, Odd Nosdam, Controller 7, c’est au tour du duo Reaching Quiet de s’adonner à ce dangereux exercice

Dangereux car il nous est impossible de savoir si la courte durée de chaque version est due à un manque d’imagination ou à l’illustration d’une suite d’idées collectées et mises bout à bout. Certains préféreront ce genre d’album évitant les boucles récurrentes et donc l’ennui alors que d’autres regretteront que l’idée ne soit pas poussée un peu plus loin afin de donner naissance à de véritables morceaux d’anthologie. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle production Mush au titre aussi débile que la musique (le terme n’étant pas forcément péjoratif) est plus original dans son contenu (morceaux enregistrés entre 1998 et 2001 nous forçant à espérer que de nouvelles compositions seront plus abouties) que dans son format. Composé de Why? pour le chant et Odd Nosdam (tiens donc!) pour la production, Reaching Quiet s’avère être un deuxième Clouddead dans le sens ou son orientation musicale s’apparente autant au hip hop avant gardiste qu’à la pop aux mélodies enfantines, mais tout en gardant un aspect très personnel puisque aucune production précédente n’a sonné comme cet album. Les beats sont très souvent hip hop, les sons organiques ou archi saturés et le chant toujours popisant bien loin des standards hip hop même expérimentaux. Ecoutez seulement « Cabin Pressure », « Salad Days », « Split Screen », « She Ain’t Gonna Call You Back », « Out Of Live Wires And Twisties », « I Beer » et surtout ce superbe « Broken Crow » qui parait être le plus abouti de l’album, le plus représentatif du talent du duo et qui est par dessus tout ce que l’on attend des prochaines productions de Reaching Quiet, pour bien comprendre le délire. Car difficile de ne pas dire qu’il s’agit là d’un délire tant on a l’impression que tout cela a été enregistré sous l’emprise d’une forte dose d’alcool ou de substances illicites

Quoi qu’il en soit, ces versions « inachevées » parviennent à intriguer, ce qui ne laisse pas le choix à l’auditeur qui se doit de rester attentif jusqu’à un semblant de compréhension. C’est comme cela que ça se passe avec les disques inclassables

Ecoutez un extrait sur le site Mush

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