Puppetmastaz – « The Break Up »

puppet180Album
(Discograph)
09/11/2009
Farces & attrapes

Fini. Rideau. On remballe. Le cirque monté par les Puppetmastaz n’aura donc duré que six ans, un laps de temps pendant lequel le crew de chiffon aura connu les hauts et les bas. Malheureusement, « The Break Up » achève définitivement un déclin annoncé (et assumé) l’an passé par « The Takevover« , et se voit rouvrir en grand les portes du placard à la demande du Dieu Poussière. L’originalité du concept berlinois aura pourtant fait son effet quelques temps, jusqu’à ce que les Puppetmastaz cassent leur boite de vitesse au moment de passer la seconde. Et même si nos amis garagistes ne sont pas toujours les plus honnêtes, la lecture du devis, approuvé et signé par ce dernier opus, ne leur laisse finalement peu d’autres choix que la casse. Jusqu’au bout, à en croire une entame limite potable sans être révolutionnaire (« Keyhole », « Gettin’ Paid Spiritually ») rehaussée de justesse par le tube hip-disco « Masquerade », les créatures auront pourtant tout tenté pour faire bonne figure. Malheureusement, « The Break Up » restera finalement comme l’album reflétant parfaitement l’existence du groupe: une ascension progressive avant la chute vertigineuse. Celle incarnée ici par une mièvre enfilade de titres electro-ragga (« Put a Bug Pon You »), et d’autres dépourvus d’âme invitant à une totale indifférence (« Tamiflu », « Late Night Moloko ») quand ils ne sont pas juste sans intérêt (« Snuggles The Beat Makin’ Bunny », « Cliché »). Et puisqu’on parle tissu, autant mentionner le pompon: le pathétique « Poetry In Motion » mêlant electro et country, et le vulgaire et putassier (« J.A.Y.B. ») ou le ragga s’invite à la grande fête du tunning. Le terrain est ainsi bien balisé: si, comme nous, vous considérez que les Puppetmastaz sont mortes en 2008, n’allez pas espérer une quelconque résurrection. « The Break Up » fait mal, souligne à quel point certains ont le flaire pour tirer leur révérence en pleine apogée, et transforme en farce ce qui aurait définitivement pu rester un phénomène.

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5 réponses à Puppetmastaz – « The Break Up »

  1. Dav 4 novembre 2009 à 22 h 00 min #

    les meilleurs sont partis depuis longtemps (Gonzo, Mocky …) et ça se sent définitivement …

  2. Nahb 10 novembre 2009 à 14 h 29 min #

    heu … cette critique est dure … dire que gettin’ paid spiritually et keyhole sont limite potable …
    ca reste un bon album mais pas aussi bon que nous avait habitué les puppets.

  3. Eskobar 14 novembre 2009 à 13 h 17 min #

    Je trouve cette critique bien trop dure il y’a des morceaux vraiment trippant comme « Poetry in motion « , « Tamiflu », « Keyhole » , « The Masquerade » et ensuite « cliché » que je trouve très bien , ce n’est pas l’avis de tout le monde apparament. En effet il n’arrivera pas à la hauteur de « Creature Shock Radio » mais je n’irai pas jusqu’a dire que c’est une farce..

  4. aLine 24 novembre 2009 à 23 h 54 min #

    de là à dire que the takeover annonçait un déclin du groupe je suis pas d’accord des chansons comme mephistopheles et reservoir foxin font bouger les foules, et même si le groupe s’arrête ils ont fait des chansons mémorables que ce soit sur les anciens albums et the takeover (qui ne s’apprécie pas à la première écoute), je vais d’ailleurs de ce pas découvrir the break up !!!!!!!!!!!!

  5. Coco 26 novembre 2009 à 16 h 42 min #

    effectivement on est bien loin de creature shock radio, qui s’écoute sans problème d’un seul coup, et pourtant. Moi qui n’ai pas apprécié la première écoute de the takeover, je l’écoute aujourd’hui sans trop « sauter » de morceaux. Je trouve la critique un peu sévère et sans contre-partie lorsque vous suggérrez que les puppet avaient déjà un pied dans la tombe avec l’album précédent.
    Pour cet album, certains morceaux m’énerve un peu, surtout quand ça dérape vers le le pseudo-clubing electro. En ce qui concerne le ragga et notre bien aimé tango, il me semble que chez vous on est pas trop friand de cet nouvelle tournuree. Peut-être que ça ne rend pas super bien en cd, mais il faut voir les lives, car ce petit oiseau aux plumes bleu est tout simplement impressionnant. bien dommage que cela s’arrète, il étaient vraiment excellent en live, et j’aurai bien écouter d’autre cd des petites créatures berlinoises

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