Puberty – ‘Puberty’

Album / Born Bad / 04.05.2016
Post Punk

Ça a commencé par un moment de flottement et d’incertitude dans l’avenir de The Intelligence. Une époque ou le groupe stagnait et ne savait pas trop de quoi demain serait fait. En attendant des jours meilleurs, Lars Finberg et Susanna Welbourne organisaient les soirées Trainwreck une fois par mois, dans un karaoké de Seattle. Au programme, playlists débridées, déguisements et débauche formaient un échappatoire vers des jours meilleurs pour un groupe qui affiche désormais plus de quinze ans d’existence au compteur.

De ce pas de côté, est né Puberty, un projet ou se sont greffés anciens et nouveaux collaborateurs, et sur lequel Finberg et Welbourne n’ont pas joué une note, pour ne pas perturber la nouvelle personnalité de ce groupe flambant neuf. Le duo s’est ici contenté de poser ses deux voix entrelacées pour appuyer un album qui évolue entre les tics sonores de The Intelligence et un ton encore plus léger parfois.

Émancipé, ce premier album de Puberty ne l’est pas tout à fait. On y retrouve les structures malicieuses, les frondes paisibles (‘Hate’, ‘Parties’) et la complicité des deux cerveaux du groupe sur les morceaux les plus apaisés (‘Nature Calls’, ‘Moonlight’), tout en sentant par endroits un vrai plaisir enfantin à travers des thèmes juvéniles qui semblent ici éclater au grand jour. Puberty, c’est une cure de jouvence sans l’acné et la voix qui mue, c’est un miroir magique qui vous répète sans arrêt de composer tous vos morceaux comme le premier, et de partir en tournée avec du baume au cœur. Mais c’est surtout un super album.

‘Parties’, Hate’, ‘Haunt My Trash’, ‘Nature Calls’, ‘Downtown’

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