Princess Superstar – « My Machine »

My Machine[Album]
11/09/2005
(K7/Pias)

En ce moment, les appels à foncer vers un chouette futur idéal se multiplient, qu’ils viennent de l’UMP ou d’une sympathique avant garde musicale autoproclamée. Tout ça brille très très fort, ça semble bien, posé comme ça, l’avenir sera fluo mon pote et on fera tous la fête dans des hummers

« Welcome To The Future ». Ca commence fort dès le début, mais bon, restons ouverts pendant les travaux. 01 passe bien, le second morceau pas trop mal aussi. Allez hop, on va danser jusqu’au bout alors, même si ça se dégrade dès la troisième plage, c’est pas grave on est là pour kiffer, t’entends? Electro-clash, hip hop digital, riot grrls à la voix M.I.A.isée et néo punk technoïde. Ok, tout ça c’est souvent très sympathique, le problème c’est que quand on mélange, c’est un peu comme si ton pote allemand t’invitait à bouffer avant de te forcer à aller faire un tour sur ce manège dans lequel t’as toujours refusé d’aller: au final, ça ne loupe pas, c’est l’écoeurement, puis la gerbe pour les moins résistants

Sa machine, c’est donc plutôt vers l’indigestion qu’elle t’invite tellement tout ça semble entendu et réentendu. Ca a l’allure de quelque chose déjà digéré par quelqu’un d’autre, et le simple fait qu’on te le présente comme la nouveauté du millénaire réussit à le rendre encore plus indigeste. Restent quelques morceaux flottant au milieu des sucs gastriques, dont les beats suffisent à te faire bouger mécaniquement de la tête comme un robot, après tout. Instrus limitées, peut-être rattrapées par les parties vocales alors? Star, superstar, rockstar, famous, sex, drugs, hits, « i’m so out of control, oh yeah » et, cerise sur le gaté, en 2005 on fait encore rimer bitch avec rich. Le tout porté par un flow/chant grillé (entendu en bien mieux chez 10.000 filles qu’on ne citera forcément pas) bardé de ces effets qui semblent être livré en kit, vu la fréquence à laquelle ils se retrouvent un peu partout

Pas la peine d’aller beaucoup plus loin pour entrevoir le « futur » que nous promettent ces gens là: on y porte avec fierté de vilaines lunettes de soleil, surtout la nuit, et on trippe sur des trucs qui sentent la poussière et l’overdose. Ca ressemble carrément à leur présent en fait. Celui auquel on n’a pas vraiment envie de participer, ou alors faut fournir les sacs à vomi. Putain, les princesses c’est plus ce que c’était.

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