Powell – « Hundred Miles And Caffeine »

Hundred Miles And Caffeine[Maxi]
01/01/2005
(Autoproduit/Autoproduit)

Combien d’espoirs de la scène rock indépendante se sont brûlés les ailes ou se sont éteints prématurément à force de vouloir faire les choses trop vite? C’est tout ce qu’on craignait pour Powell qui, après un premier maxi « November Landscape » l’an passé, promettait véritablement de belles choses. Rassurez vous, rien n’a changé, les manceaux sont toujours actifs et reviennent même avec six nouveaux titres composant « Hundred Miles And Caffeine ». Le groupe avance, se laisse mûrir et aller à ses diverses influences. Leur premier disque alignait des titres assez noisy et sans concession. Celui ci laisse apparaître des influences plus pop et plus mélodiques servies par une production bien supérieure

Car on ne découvre pas en six titres un groupe aux influences rock assez larges. Qu’on ne s’y trompe pas. Powell n’est pas un énième groupe de rock mélodique ni le nouveau « branle quéquette » d’une scène dont la tendance est plutôt à reluquer ses pompes. Le groupe laisse parler ses émotions, n’a pas la prétention d’accoucher de titres tirés par les cheveux. Mélodique ou non, les manceaux font dans la simplicité, piochent la bonne mélodie, enchaînent les plans avec une fluidité insolente mais surtout exploitent la moindre richesse interne. Ainsi, la rythmique est compacte, les guitares complémentaires, tout comme le chant puisque trois des membres élèvent la voix

Que Powell laisse éclater sa rage ou la contienne, la tension est palpable à chaque morceau. Cela s’entend justement sur « Tension », ouverture en grande pompe sur une suite quasi irréprochable. On retiendra l’efficacité de « Pylon » (surtout sur le refrain) la sensibilité qui se dégage de « 20 reasons 1 Day » (aux breaks cependant un peu abrupts), le tubesque « Rachel » (à écouter jusqu’au bout) mais surtout « New Day » qui fera pâlir le plus assidu de Samiam. Seul petit regret, le (trop?) long et trop contrasté « About This Picture » qui, intéressant qu’à sa moitié, aurait mérité une plus grande richesse instrumentale

Pas de quoi nous refroidir cependant. Powell aurait pu tomber dans la facilité et reproduire un second maxi identique au premier. Non, le quatuor, en formation sereine car homogène, dévoile là son deuxième visage et affiche ses prétentions qui devraient logiquement aboutir sur un premier album complet et renversant. On en rêve déjà..

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