Planes Mistaken For Stars – ‘Prey’

Planes Mistaken For Stars – ‘Prey’

Album / Deathwish / 21.10.2016
Punk (&) hardcore

Planes Mistaken For Stars fait partie de ces formations qui, le cul entre punk et hardcore, ont toujours été difficiles à cataloguer par les puristes des deux genres. Formé en 1997, le groupe a cependant toujours avancé et résisté comme bon lui semble, malgré de nombreux changements de line up et pas mal d’années de silence. Il aura donc fallu attendre près d’une décennie pour que les américains rebranchent les amplis et reviennent avec ‘Prey’ pour dévoiler une fougue intacte, un rock puissant et crasseux, celui là même qu’ils déversent depuis leur début.

Ce quatrième album a la vertu d’être clair dans son propos. Sans ménagement, le quatuor développe la musique qu’il aime, plonge avec délice dans des compositions serpentant entre ambiances massives et riffs plus soignés. Faussement linéaires, les titres ont tous une identité propre. On y découvre alors à la fois des refrains accrocheurs perçant un mur du son permanent, et des voix écorchées par la vie et le temps qui viennent colorer le tout. Avec ‘Dementia Americana’ et ‘Til’ It Clicks’, Planes Mistaken For Stars donne le ton. On ressent toute la frénésie d’un groupe qui prend plaisir à brouiller les pistes et pousser le volume à fond. Puis avec ‘Riot Season’, ‘Fucking Tenderness’ et ‘She Who Steps’, c’est vers un punk plus mélodique qu’ils assoient leur A.D.N., dans une approche et des refrains généreux qu’un Samiam enragé n’aurait pas tari d’éloges. ‘Clean Up Mean’, ‘Pan In Flames’ et ‘Enemy Blinds’ prouvent également que les américains savent aussi lever le pied, pour se tortiller dans le malaise et la lenteur, sans perdre de leur puissance.

‘Prey’ est un album réussi, dans le panel des possibilités qu’offrent le punk mélodique et le hardcore, réunis ici en une seule entité. La musique de Planes Mistaken For Stars, bien que directe et frontale, aurait peut être méritée d’être éloignée des grosses productions du rock américain, vieillissantes, suintant la bière et le cambouis. En même temps, cette volonté de traitement correspond à une culture restée intacte, qui colle à la peau d’un groupe qui, en vingt ans, n’a jamais fait de concessions sur son état d’esprit et sa musique. Alors respect.

‘Riot Season’, ‘Fucking Tenderness’


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