Plaid – ‘Reachy Prints’

Album / Warp / 19.05.2014
Intelligent dance pop

Depuis ses débuts discographiques en 1997, Plaid s’est toujours fait le porte drapeau de l’IDM, au même titre que quelques artistes ayant eux aussi fait la force de Warp. C’est d’ailleurs une fois de plus sur le label anglais que le duo sort son dixième album. Bien que dans la lignée des précédents efforts, ‘Reachy Prints’ affiche une volonté d’aller de l’avant tout en prenant bien soin de ne pas perdre de vue tout ce qu’il peut apercevoir dans son rétroviseur. En effet, Plaid a le bon goût de prendre ses distances avec les sonorités acoustiques (notamment) qui passaient déjà à peine à la sortie de ‘Scintilli‘, pour finalement faire de ce nouvel opus une oeuvre de son époque, intrigante et mélodique, majoritairement conciliante bien que purement electro. De fait, certains reprocheront encore à Andy Turner et Ed Handley leur manque de jusqu’au boutisme (‘Hawkmoth’), parfois confirmé par des mélodies inachevées (‘Wallet’, joli malgré tout), plus souvent par des titres généralement réussis mais laissant constamment un sentiment mitigé. Parmi eux, l‘ouverture ‘OH’ dans lequel on se love rapidement après avoir craint le retour de ce bon vieux folktronica, le volontairement bancal ‘Nafovanny’, le dansant ‘Matin Lunaire’ bien que pollué par un synthé 80’s, comme ‘Tether’, aigre doux tant il se révèle aussi efficace qu’usant au fur et à mesure qu’il se découvre. A cheval entre deux époques, tiraillé par sa volonté d’avancer tout en ne tournant jamais le dos à une approche qui lui a permis de trouver sa place dans le grand décor de la musique électronique, Plaid manque une nouvelle fois d’oser faire le grand pas, de céder à des influences qui, au sein même de sa musique, lui tendent déjà grands les bras. En attendant, on s’en contentera.

‘Nafovanny’, ‘Wallet’

À lire ou écouter également:

,

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire