Plague Vendor – ‘Free To Eat’

Album / Epitaph / 15.04.2014
Post punk garage

L’histoire est banale, mais a au moins le mérite de conforter dans leur fantasme tous les groupes qui multiplient inlassablement les concerts dans les endroits les plus miteux du monde. Comme eux, Plague Vendor a joué sans compter, sans s’épargner, partout ou il le pouvait, du club aux salons des potes, en passant par la moindre fête en quête d’orgie. Jusqu’à ce qu’Epitaph décide enfin de mettre entre parenthèses l’horrible émo-métal qu’il s’évertue à promouvoir depuis des années pour offrir à ces californiens la chance d’exister aux oreilles de tous. Cette spontanéité, cette urgence, cette insouciance, on les retrouve donc logiquement tout au long de ‘Free To Eat’, un premier album à la fois sombre et festif qui ne prend même pas la peine de soigner ses entournures. Enregistrés dans des conditions live, en jamais plus de deux ou trois prises, ces dix titres balancés en à peine vingt minutes s’érigent en révélation post punk garage, tous bien placés en orbite autour d’une rythmique increvable, d’une guitare tranchante, comme de la voix habitée et charismatique d’un Brandon Blaine rappelant la générosité de Howlin’ Pelle Almqvist, l’intenable frontman de The Hives. Presque sans le faire exprès, entre instincts primaires et mélodies dont il rougit presque, le quatuor californien ajoute son grain de sel (le riff surf de ‘My Tongue Is So Treacherous’), et pond quelques pépites (‘Cursed Love, Hexed Lust’, ‘Breakdance On Broken Glass’, ‘Garden Lanterns’) qui contribueront assurément à faire de ce ‘Free To Eat’ un excellent premier disque à durée de vie illimitée. Et de Plague Vendor un véritable outsider qu’on ne perdra pas de vue. Juré.

‘Cursed Love, Hexed Lust’, ‘Breakdance On Broken Glass’, ‘Garden Lanterns’

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