Pelican – « City Of Echoes »

City Of Echoes[Album]
11/06/2007
(Hydra Head/Pias)

Il y a des moments qui ne doivent pas être faciles à vivre quand on est musicien. Quand on n’arrive jamais à sortir un bon disque, par exemple… Ou pire, quand on sort un bon disque, mais que ceux d’avant étaient encore meilleurs… Là, ça ne pardonne pas

C’est un peu ce que sont en train de traverser les Chicagoans de Pelican actuellement. Leur troisième album, « City Of Echoes », reçoit un accueil assez mitigé de la presse spécialisée. Les fans de la première heure regrettent une production trop ronde et des compositions plus resserrées (on ne dépasse pas les 7mn, mais ce n’est pas devenu du grind non plus, faut pas exagérer!), moins brutales..

Avec deux premiers albums différents mais cohérents (« Australasia » et « The Fire In Our Throat Will Beckon The Law »), le groupe avait su se positionner entre doom et postcore, et ainsi se faire accepter d’un public fan d’Isis, Neurosis, Tool, Explosion In The Sky, Slint, Godspeed You! Black Emperor, Don Caballero ou Sunn O)))

A nouveau sorti sur le label des musiques extrêmes, Hydrahead (Isis, Botch, Cave In, Cult Of Luna, Jesu, Dillinger Escape Plan…), ce « City Of Echoes » semble vouloir faire la synthèse des deux versants du quatuor. Et à trop vouloir ne froisser personne, Pelican risquerait bien d’avoir déçu tout le monde. Hésitant entre les sons clairs de guitare chers au shoegazers et les riffs gras, lents et lourds des baby-doomers, le gang de Chicago déstabilise effectivement aux premières écoutes, mais se permet quand même quelques passages d’anthologie dès qu’on persévère un poil (l’orgasmique « Far From Fields », le très beau « City Of Echoes », le presque folk « Winds With Hands », le hargneux « Dead Between The Walls »…). Autant d’arguments qui nous font relativiser sur le prétendu plantage de ce troisième album. Certes, il est parfois un peu répétitif, manque parfois de relief et de patate, mais on pense aussi à pas mal de groupes qui s’en contenteraient bien comme leur chef d’oeuvre absolu

Que ceux qui ne connaissent pas encore Pelican en profitent pour jeter une oreille sur cet album, puisqu’il est sans doute leur plus accessible. Et s’il n’est peut-être pas le plus beau joyau de ce genre de musique purement instrumentale, il n’en reste pas moins une très bonne porte d’entrée..

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