Peaking Lights – « Lucifer »

peak180Album
(Weird World/Domino)
18/06/2012
Electro lunaire

Décidément, les sorties se suivent mais ne se ressemblent pas chez Domino. Depuis le début de l’année 2012, celle où l’on est tous censés mourir, le label anglais est passé de l’électro-pop d’Hot Chip au psyché rock de Lower Dens, sans oublier la pop futuriste de Trailer Trash Tracys. Ça a de la gueule, avouez. Mais pour bien faire, il fallait terminer ce premier semestre avec un couple, béat et radical. Bon ok, Peaking Lights est signé chez Weird World (filiale de Domino), mais bon, ça compte quand même.

Originaires du Wisconsin, Aaron Doyes et Indra Dunis rejettent la nervosité des musiques électroniques pour en exprimer leur sens poétique. Et cela s’entend clairement sur « Lucifer », deuxième album en huit mois où, entre pudeur et courage, ils tentent de cristalliser leur son hypnotique.  Loin d’être anodin, ce choix de production est en lien direct avec la naissance de leur premier fils: Mykko. On doit à cet enfant, véritable muse interne au couple, sans doute la plus belle composition jamais composée par les deux amoureux: « Beautiful Son », single à la fois lunaire et inquiétant.

Alors que les précédents travaux du couple avaient choisi l’option exotisme et romantisme, « Lucifer » opte ici pour l’inverse et gagne en gravité et en intensité. En clair, c’est la version nocturne de leur son. Enregistré à Brooklyn, cet album aux comptines lancinantes pose une question: comment de telles émanations de noirceur peuvent être exprimées par autant de beauté? Car, certes, « Lucifer » promet de jolis cauchemars, certes, il est oppressant comme l’enfer, mais il n’en reste pas moins un disque aux courbes charmeuses où tout exalte cette insolente beauté.

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