Paul Thomas Saunders – « Descartes Highlands »

paul180Ep
(Warner Music)
16/04/2012
Pop folk

A chaque ligne qu’il ajoute à sa discographie, Paul Thomas Saunders enfonce le clou, confirme cet énorme potentiel qui force les critiques à s’accorder sur son futur prometteur. L’été dernier, « Lilac And Wisteria » – porté par un sidérant effet de surprise – alignait ainsi autant de perles folk qu’il pouvait en contenir, nous laissant même sur un frustrant goût de trop peu. Du coup, on attendait déjà impatiemment un premier album appelé à figurer dans les tops 2012 avant même qu’on en entende la moindre note. C’était sans compter sur l’application et la tête bien posée sur les épaules du jeune songwriter de Leeds qui, plutôt que de tout déballer d’un coup, préfère encore tâter le terrain en signant seulement quatre nouveaux titres pour le compte d’un « Descartes Highlands » forcément plus prévisible que son prédécesseur. L’Humain étant ainsi fait, le poids du « déjà-entendu » nous empêche donc d’atteindre les mêmes hauteurs, bien qu’on ait véritablement pas grand chose à reprocher à ce pauvre Saunders qui ne fait que creuser son répertoire du mieux qu’il peut (« A Lunar Veteran’s Guide To Re-entry »). Une nouvelle fois entouré de ses précieux, discrets et délicats Fever Dreams, il use et abuse encore de cette mélancolie qu’il chante et joue avec une magie telle qu’il parvient sans mal à susciter l’émotion. Illustration avec un « The Trail Remains Unseen » épuré en apparence mais porté par de fins et légers arrangements, puis sur « Let The Carousel Display You & I » dont la mélodie vous enveloppe instantanément avant de vous faire monter au ciel à la seule force d’un aigu. C’est là, contrairement aux titres ou il en fait parfois trop (le trop long « Santa Muerte’s Lightning & Flare ») que réside toute la maturité et le talent de ce gosse, si pur quand il ne se contente que de l’essentiel. C’est sur, après d’ultimes réglages, on n’a pas fini de rêver.

itunes28

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