Omid – « Afterwords 3″

Afterwords 3[Album]
28/08/2007
(Alpha Pup/Import)

Omid, ce nom ne vous dira sûrement rien, à moins que vous soyiez de ceux qui fouillent à n’en plus finir dans les moindres bacs de disques du hip hop underground. Ceux-là possèdent peut-être déjà dans leur discothèque une compilation intitulée « Beneath The Surface », ressortie sur Celestial Recordings il y a quelques années, qui réunissait un large panel d’artistes californiens totalement inconnus à l’époque. Depuis, 2Mex, Awol One, Radioinactive ou Phoenix Orion ont fait du chemin, et portent certainement en eux une forte estime pour le chef d’orchestre du projet, un certain…Omid. C’est ce rassemblement marquant qui aura d’ailleurs lancé la carrière de ce producteur de Chicago, rapidement émigré à Los Angeles, amené, du fait de ses origines iraniennes, à être un des premiers à inclure la musique de ses terres dans le hip hop. Depuis, il est hébergé chez le très underground mais prestigieux label Mush, chez qui il a sorti deux albums solo, « Distant Drummer » et « Monolith ». Entre temps, et même jusqu’à ce « Afterwords3″, le californien aura également montré toute sa valeur aux côtés d’artistes aussi renommées que les Beastie Boys, Aceyalone, Buck 65, Pigeon John ou Slug

« Afterwords3″ est donc le nouveau volet de sa discographie, fait suite à deux premiers volumes discrètement sortis en 2000 (en cassette) et 2002 (sur CD-R) qui avaient pour but de compiler quelques versions inédites. Celui-là prend donc un caractère plus officiel, mais n’est pourtant disponible qu’en version digitale et vynil, et a été composé sans véritable but en tête. Il parcourt donc les deux dernières années de travail de son auteur, reprend notamment ce répertoire qu’il a proposé lors d’une tournée en Italie où il s’est fait épauler par une troupe de trente danseurs inspirés par son oeuvre. On y retrouve aussi quelques versions clé de sa carrière, notamment celle de « Minors Into Fire », un titre encore indéboulonnable des set-lists de Busdriver et 2Mex. Plus généralement, « Afterwords3″ illustre un nouveau faciès d’Omid, plus rythmé (« The Lakes Of Turku »), plus changeant (« Chemical Wedding »), et plus coloré de fusion et de jazz (« Fresh Communication »)

Mais, le temps de 12 titres couvrant une quarantaine de minutes, Omid ne parvient pas vraiment à faire oublier la connotation « bonus » que ce disque porte en lui. Notamment en raison d’une homogénéité qui laisse à désirer. Ainsi, on reviendra plusieurs fois sur de très bons morceaux comme le très rock « Mutiny », l’efficace « Beat From My Mouth », l’ensorceleur et mélancolique « Del Cerro Park », beaucoup moins sur d’autres qui laissent clairement indifférents (« Aquarium Song », « Electric Children »). Mais Omid possède déjà sous le bras deux projets qui pourraient bien rattraper ce léger faux-pas: un nouvel album solo très influencé par les musiques persiennes et d’Europe Centrale, ainsi qu’une étroite collaboration avec un chanteur/compositeur dont il tait encore le nom. À suivre..

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