No Use For a Name – « The Feel Good Record Of The Year »

The Feel Good Record Of The Year[Album]
01/04/2008
(Fat Wreck Chords/Import)

Peu de temps avant chaque nouvel album, ils nous font systématiquement le coup, clamant sans aucune modestie qu’ils sont sur le point de sortir le meilleur disque de leur carrière, qu’on va avoir droit à un nouveau No Use For a Name… Et tous les deux ans en moyenne, ça ne manque pas, cette joyeuse bande nous prend pour des cons, de bonnes vieilles vaches à lait, avec un punk mélodique ridé, tentant ici ou là de laisser entendre quelques avancées pour noyer le poisson (la légère touche electro de « Yours To Destroy », la trompette à la El Hefe sur « The Trumpet Player »). Mais, au final, les californiens ne font que répéter une recette qui aura fait ses preuves il y a maintenant dix ans

Plus aujourd’hui, contrairement à d’autres groupes de la première vague à roulette comme Pennywise, qui se sont toujours répétés mais sans jamais tomber dans la médiocrité. No Use For a Name, lui, a progressivement mis les deux pieds dedans depuis « Making Friends« , et ne s’en est jamais sorti. « The Feel Good Records Of The Year », humble neuvième album, ne déroge pas à la règle, et amène plutôt à un énervement croissant plutôt qu’à la zenitude. Car apparemment, le soleil californien tape assez fort sur la tête de Tony Sly et de sa bande pour qu’ils ne daignent pas faire évoluer radicalement leur registre, sonnant définitivement plus comme un gagne pain que comme une passion, même essoufflée. C’est sans conteste ce qu’illustre la majorité des titres de ce nouvel opus, tous se révélant être ni plus ni moins une pâle copie d’un des cent morceaux déjà composés par No Use For a Name depuis ses débuts. Seuls signes de réjouissances futures, les deux titres acoustiques « Sleeping Between Trucks » et « Kill The Rich », qui laissent à penser que le groupe aurait vraiment tout intérêt à faire table rase du passé, et se refaire cette réputation qu’il aura soigneusement émiettée ces derniers temps

Et si MTV lançait un nouveau reality show qui consisterait à enfermer ces punks bientôt quadragénaires dans une ferme de l’Alaska, pour leur rendre leur liberté qu’en échange d’une totale remise en question de leur musique? Un bon concept qui rendrait service à tout le monde, et seule solution au demeurant pour que No Use For a Name prouve enfin sa capacité à ne pas s’endormir la tronche gripée à sa planche à roulette… En attendant, difficile de trouver plus pathétique..

En écoute

1. Biggest Lie     
2. I Want To Be Wrong     

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