No Nebraska – « Generalisation »

no180Album
(Autoproduit)
15/01/2011
Post punk aride

Un premier album en 2007 comme un Ep éponyme fin 2009 auront suffi à No Nebraska pour qu’il impose une marque de fabrique très personnelle, et suscite ainsi l’impatience de tous ceux n’ayant pas manqué de jeter une oreille à sa courte discographie. Fidèle à cette approche particulièrement pointue qui a toujours été la sienne, le trio poursuit encore ici la conjugaison d’un post punk angulaire et poil à gratter, véritable bouquet de surprises rythmiques constamment enveloppées de sonorités baroques offertes par cette clarinette basse en grande partie responsable du haut degré d’originalité du combo allemand. Comme ses prédecesseurs, « Generalisation » se fait donc une nouvelle fois le trait d’union parfait entre la Hollande de The Ex et l’Amérique des Dischord et Touch & Go, éternelles références qui ne prennent aucun plomb dans l’aile tout au long de ces dix nouveaux titres. Totalement hors format mais accessible pour autant, No Nebraska fait maintes fois preuve d’inventivité, et parvient même à installer quelques passages festifs (comprenez plutôt « bonne humeur » que « nez rouge et cotillons ») malgré le danger constant de se faire entailler l’oreille par cette guitare rêche, ou de se faire découper par un batteur imprévisible maîtrisant définitivement la science des contre-temps et des incessants changements de rythme. Aussi, et plus encore qu’auparavant, la voix fait son trou, le creuse même parfois malheureusement (« Duty Free »), mais s’impose finalement comme l’élément nécessaire à la richesse et la cohérence de cet album qui ne cesse de se découvrir à chaque écoute. Prenez donc garde aux jugements hâtifs, toujours reconsidérés quand on laisse le bénéfice du temps à No Nebraska comme à tous ces groupes ayant l’immense mérite de ne jamais tomber dans la facilité.

En écoute

No Nebraska – « 

1. Tumble Dry     
 »
No Nebraska – « 
2. Norwegen Dir     
 »
No Nebraska – « 
3. Taxis Of Beirut     
« 

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