New War – ‘New War’

Album / ATP / 18.11.2013
Kraut post punk

Fort de sa crédibilité sans faille, le label ATP Recordings s’en est allé dégoter New War à l’autre bout du monde, là ou les australiens s’en délectent certainement sans modération depuis un an: un retard dont personne ne s’offusquera réellement ici étant donné l’anonymat du groupe au delà de ses frontières. Mais ça pourrait rapidement changer à en croire cette salve de neuf titres, intemporels tant ils relient sans virages ni détours les années 70 à nos jours. Souvent intense (‘Game Of Love’, ‘Black Site Cantos’), parfois minimal (‘Calling From The Inside’), ce premier album s’offre le luxe de dérouler un répertoire post punk se privant volontairement de guitare, comme pour mieux remettre le poids de sa cohérence sur les épaules d’un impressionnant batteur, grand responsable de la parfaite tenue de ce disque. Entouré d’un bassiste, d’un claviériste et d’un chanteur dont quelques-uns œuvraient autrefois au sein de Shoplifting (Kill Rock Stars), Steve Masterson s’impose en effet comme le chef d’orchestre d’un New War totalement accroc à la transe répétitive, qui s’en donne à coeur joie en virant parfois dub (l’excellent ‘Ghostwalking’), histoire d’accentuer plus encore cette atmosphère sombre qu’il alimente déjà généreusement ailleurs à grands renforts de claviers et d’arrangements malsains (le final ‘Josef’s Hands’ notamment qui nous laisse dans un état de quasi apoplexie). Alors que l’oreille novice y trouvera forcément quelques longueurs rédhibitoires, d’autres nourris au sein de Gang Of Four, Suicide, ou Kraftwerk (quelques influences revendiquées ici), ou plus récemment séduits par leurs compatriotes de My Disco, avanceront en terrain familier à l’écoute d’autres morceaux incontournables que sont ‘Revealer’ et ‘Slim Dandy’, deux raisons parmi d’autres de ne pas laisser New War dans une totale indifférence.

‘Revealer’, ‘Ghostwalking’, ‘Slim Dandy’

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