Nazca Lines – « Hyperventilation »

naz180Album
(Stressed Sumo)
22/08/2011
Post hardcore

L’histoire du rock a toujours livré des groupes qui donnent et se donnent sans compter, comme si leur survie en dépendait, comme si c’était la dernière opportunité de libérer son âme dans un fracas de guitares et de rythmiques folles. Et où l’auditoire ressent cet état d’urgence permanent, l’énergie du dernier souffle capable de faire voler les vitres en éclats, de réveiller les ours en hibernation, et de soulever les montagnes avec une intensité démesurée. Telle est la marque de fabrique de Nazca Lines, combo de Seattle qui, depuis sa création en 2005, frappe fort et juste, et revient cette année avec « Hyperventilation », un nouvel opus binaire et lapidaire, prêt à secouer et décrasser vos oreilles encore ensablées de  l’été.

Tous les ingrédients d’un bon album post hardcore sont ici réunis en douze titres: grands coups de larsens, rythmiques tendues, guitares aiguisées et voix tranchantes. Le tout appuyé par une production impeccable décuplant l’intensité du combo. Et même si l’ombre de leurs ainés transpire parfois dans ce nouvel effort – on pense volontiers à Fugazi, Haram, Strikeforce Diablo et autres At The Drive In – jamais Nazca Lines ne tombe dans la pâle copie, mais hérite bien avec brio des influences passées, et lâche un énorme parpaing de sa marque de fabrique bien ancrée dans la modernité.

Avec le contenu de « Hyperventilation », pas de fioritures ou d’arrangements flatteurs. Ici le rock est brut, vivant, varié, ravageur, et a fond d’amplis. La preuve en est faite dès « This Little Island », premier titre ravageur et puissant, furieux et contrasté. Le reste de l’album n’est qu’une continuité de bombes du même genre: « Bones and Boxes » et sa rythmique entrainante, « Swedish Kiss » et « Golden Sunsets » louchant vers un côté plus punk old school, « From The Bottom Of A… » plus dansant, ou encore « Spike Them All » et « Four Foxes » aux passages mid-tempo, et le plus aérien « New Volume » pour conclure.

Que l’on ne s’y trompe pas: Nazca Lines n’est pas une opération séduction pour rockers en manque de sensations fortes, mais bel et bien un combo en pleine possession de ses moyens qui, tout au long de « Hyperventilation », délivre sans retenue une dizaine de compositions marquées par une opiniâtreté remarquable, et une maîtrise impeccable.

Disponible sur
itunes14

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