Mondkopf – « Rising Doom »

mond180Album
(Fool House)
18/05/2011
Electro

J’ai écouté l’album de Mondkopf dans ma voiture un soir de pluie. De déluge, même. Les éclairs fendaient l’air, des trombes d’eau s’abattaient sur mon pare-brise… Une tornade aurait pu couper ma caisse en deux, la foudre aurait pu s’abattre sur le bitume juste devant moi, ça ne m’aurait même pas dérangé. Grâce à « Rising Doom », j’aurais pu vivre l’apocalypse à mon aise, aux premières loges, avec la B.O. idéale dans les haut-parleurs. Mondkopf aurait pu se caler sur Nostradamus et attendre 2012 pour sortir son disque, mais le label Fool House a devancé le prophète en l’annonçant en ce mois de mai 2011. Vu et vénéré comme la révélation électronique française de 2009, le bonhomme n’a fait que grimper dans l’estime de la presse et du public à coups de remixes dépassant souvent les originaux, d’un album (« Galaxy Of Nowhere ») et de plaques oscillant entre techno et electronica intensive. Même si on regrette l’absence de featurings vocaux capables d’humaniser un peu sa musique, on est obligé de s’incliner devant sa maîtrise des textures, organiques et macabres, à l’image du breakbeat saturé de « The Song Of Shadows ».

Comme si une église tombait en ruines sous nos yeux, le midtempo et néanmoins écrasant « Deadwood » dérange, au même titre que les choeurs sectaires de « Intrus ». De mauvais esprits redescendent sur Terre pour nous peindre les lunettes en noir avec « Moon’s Throat » à fond dans leur ghetto-blaster, avant de s’en aller en laissant une trainée d’espoir derrière eux via le puissant et mélodique « Sweet Memories », clairement influencé métal comme le reste du disque. Mondkopf enchaîne les titres la force tranquille, sans jamais laisser le compteur de bpm s’emballer, en proposant plutôt d’affronter le lent et dantesque « Girls Don’t Cry Part.II ». Le producteur tente parfois d’allumer quelques bougies (« Day Of Anger » et son piano lumineux, l’atmosphère épique de « My Heart Is Yours » ou les moments de calme offerts par le flippant « Where The Gods Fall »), vite soufflées par des breaks assassins… Vivement la prochaine tempête.

En écoute

« Day Of Anger »

Disponible sur
itunes38

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