Michael Fakesch – « Dos »

Dos[Album]
17/09/2007
(!K7/Pias)

Michael Fakesch est plus que jamais dans l’oeil du viseur, notamment à cause du très bon travail accompli pendant des années au sein de Funkstorung, ces fins limiers de l’electro allemande qui ont su planer au-dessus de la planète électronique mondiale de 1994 à 2006. Tellement qu’on n’a cessé d’épier le moindre signe de vie du bonhomme depuis la triste nouvelle

L’heure du verdict est donc tombée (son lot de surprises avec elle quand on connaît son genre à ne jamais faire dans le prévisible) avec la sortie de ce « Dos » autour duquel règne un certain flou. Et pour cause, l’Allemand lui-même ne sait toujours pas s’il faut considérer ce disque comme le deuxième de sa discographie personnelle (« Marion », compilation de productions de son cru, date de 1999), et s’il s’agit bien d’un disque solo. Car il n’a pas été seul dans cette aventure, « Dos » ayant été produit avec l’intense collaboration du chanteur Taprikk Sweezee qui, sûrement par politesse avant tout, l’a poussé à le signer de son nom

Mais revenons à l’essentiel. Musicalement, ce nouveau disque est à des lustres de ce qu’on pouvait attendre d’un ancien Funkstorung. Car si on reconnaît, de loin, quelques bribes qui faisaient le son du duo, il a clairement voulu donner à ce « Dos » une couleur funk actuelle, entendez par là assez froide, crade, et tournée vers le dancefloor

Du coup, l’oreille en reste bouche bée (si, si…), déconcertée. Au moins un effet que ce nouvel album procurera. Car, et cela n’engage que nous, cette quinzaine de titres ne sera pas la plus marquante de ce cru 2007. Qu’il s’agisse de l’entame « Escalade », du premier single « Soda », de « I Want It », voire même des plus complexes et intéressants « Crest » et « Wire », on voit mal pourquoi Fakesch s’est laissé convaincre par son acolyte et a procuré une telle déception à son public. Connaissant son talent, il avait quand même bien mieux à faire que de ressasser les mauvais souvenirs d’un Prince indigeste au sein de chaque morceau (« Complicated », « Travel »). Au mieux, il peut toujours envisager la sortie d’une version instrumentale sur laquelle on se penchera beaucoup plus volontiers (« Left », « On The Floor », « Give It To Me »…)

Bref, la moitié de Funkstorung nous laisse ravaler notre impatience, et ne fait ici que jouer la carte de la surprise. C’est bien trop peu pour nous empêcher de retourner à un bon vieux Jamie Lidell… ou à un Jamiroquai. C’est selon votre discothèque

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