Lungfish – « Feral Hymns »

Feral Hymns[Album]
31/05/2005
(Dischord/Chronowax)

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Lungfish sort avec ce « Feral Hymns » son onzième album en dix sept ans de carrière. Chez Dischord, qui existe depuis maintenant vingt cinq ans, seul Fugazi a fait preuve d’une si longue longévité. Et la performance est encore plus à souligner quand on connaît la patte musicale de ce groupe de Baltimore, faite de boucles répétitives, de morceaux en général assez monotones, laissant la part belle aux harmonies et permettant une longue exploration d’une seule et même structure de morceau. Ici, rien ne change. Si l’ennui vous habitait au cours des précédentes écoutes, alors ne tentez même pas de jeter une oreille à ce nouvel opus qui ne révolutionnera pas l’estime que vous avez pour le combo. Non, encore une fois Lungfish se reconnaît dés la première note mais semble marquer un retour vers ses premiers albums, plus pesants et bien moins pop. « Feral Hymns » porte en exergue une tension continue, riffs hypnotiques et rythmiques sont rabâchés avec une grâce chaotique dangereusement addictive. Voilà sûrement une des raisons pour laquelle Lungfish nous fait toujours saliver à la veille de ses sorties bien qu’il se répète indéfiniment depuis dix sept ans. Les ambiances parlent pour lui, tout comme le chant toujours exceptionnellement prenant et plein de sens de Daniel Higgs. La seule différence notable pourtant concerne la production, cette fois plus lourde et plus vintage: Ian Mc Kaye a laissé le siège de producteur à Tim Green (Nation Of Ulysses) et les Louder Studios de San Francisco ont été préféré au mythique Inner Ear. Un seul conseil donc: entrez dans la ronde et découvrez un penchant courageux, original, voire même conceptuel du rock moderne. Idéal pour les siestes caniculaires…

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