Loka – « Fire Shepherds »

Fire Shepherds[Album]
27/03/2006
(Ninja Tune/Pias)

C’est sur la compilation « Xen Cuts », en 2000, que Loka se fait entendre pour la première fois. Il faudra ensuite attendre quatre ans pour que le duo de Liverpool ne revienne sous les feux de l’actualité avec « Beginingless », un premier maxi dans la veine de Cinematic Orchestra, annonçant la sortie imminente d’un premier album. Mais une fois encore, Loka nous aura fait patienter, deux ans, pour qu’enfin, « Fire Shepherds » n’arrive armé de ses sept titres que tout le monde attend, histoire de confirmer ce buzz arrivé trop tôt pour être franchement mérité

Dans leur studio de Merseyside, Karl Webb (Super Numeri) et Mark Kyriacou ont pris le temps de composer un album qui colle parfaitement à l’identité de Ninja Tune, puisque baigné de bandes originales de films (matière première de ce « Fire Shepherds »), et d’influences jazz/rock de la fin des années 60 début 70. Sans pour autant être un disque très original au catalogue du label anglais, Loka parvient à ne pas laisser indifférent grâce à ses ambiances profondes, ses rythmiques efficaces et variées (rappelant parfois Jaga Jazzist), et ses mélodies parfois pop et mélancoliques. Grosse déception pourtant, « Fire Shepherds » ne comprend véritablement que quatre nouveaux titres, l’ouverture « Safe Self Tester » et « Airfling », chacun longs de plus de huit minutes et rappelant fortement Cinematic Orchestra, ainsi que l’excellent « Beginingless » faisant déjà partie du tracklisting du seul maxi des anglais paru à ce jour. Il ne reste donc plus que le frais, funky et groovy « Meet Dad », le calme et du coup trop long « Freda Mae », ou les cordes frissonnantes de ce « Tabernacle » en deux parties, pour rehausser tout l’intérêt de ce premier long format

Oui, « Fire Shepherds » est un riche, envoûtant, bel et intriguant premier album, mais s’inscrit beaucoup trop dans l’univers Ninja Tune auquel nous sommes désormais habitués pour se démarquer par son originalité. Sans compter sur ce cruel manque de nouveauté qui nous ferait presque le considérer comme un simple deuxième long maxi. Avec tout ce temps passé, difficile de croire que trois nouveaux morceaux étaient impossibles à composer. Loka serait-il sous l’emprise de ce légendaire flegme anglais?

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