Lee Ranaldo & The Dust – ‘Last Night On Earth’

Album / Matador / 07.10.2013
Indie rock

Sur la lancée de l’excellent ‘Between The Times And The Tides‘ (2012) qui, non content de le rapprocher des Michael Stipe (REM) et Neil Young, était à deux doigts de rendre la mort de Sonic Youth anecdotique, Lee Ranaldo remet le couvert. Toujours avec sa même garde rapprochée (Steve Shelley, Alan Licht et Tim Luntzel) qu’il intronise officiellement en la baptisant The Dust, il pond ‘Last Night On Earth’, suite on ne peut plus logique, oeuvre collective inspirée de l’ouragan Sandy qui frappa les Etats Unis l’an passé, et née durant cette semaine apocalyptique d’octobre 2012 ou le principal intéressé, alors sans électricité ni eau courante, passait son temps à composer à la guitare acoustique à son domicile de Manhattan. Ce n’est donc qu’ensuite qu’il a soumis ses idées à ses compères pour trouver la cohésion et l’énergie nécessaire à cet opus qui, à défaut d’une originalité qu’on ne venait pas chercher de toute façon, laisse transparaître plaisir et liberté tout au long de ces neuf titres des plus digestes, bien que la plupart s’étendent au delà des sept minutes. Car, plus confiant que jamais, le groupe peut compter sur la science de transition de son mentor, garant de cette diversité dont le fil rouge est tissé d’intonations suintant toujours REM (‘By The Window’ entre autres), de mélodies imparables (‘Lecce, Leaving’), de réminiscences de Sonic Youth (‘The Rising Tide’) et Neil Young (‘Ambulancer’, ‘Blackt Out’). Certes très classique, ce nouvel album de Lee Ranaldo reste l’incarnation ultime d’un savoir faire rarement croisé au sein de la nébuleuse rock indé américaine, tout comme une preuve rassurante que le talent peut demeurer intact sous le poids des ans.

‘Lecce, Leaving’, ‘By The Window’, ‘Ambulancer’

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