La Celula Durmiente – « Miente »

Miente[Album]
01/06/2008
(BCore/Import)

On se souvient encore de « Eclectcinismo« , le deuxième album de La Celula Durmiente sorti fin 2006, qui lançait sérieusement les hostilités et présentait le groupe parmi l’un des plus prometteurs de la péninsule Ibérique. À sa tête, Joan Colomo (Zeidun, The Unfinished Sympathy), petit génie de la scène indépendante espagnole qui se moquait éperdument des étiquettes, préférant donner la priorité à l’efficacité des mélodies plutôt qu’à la cohérence générale de son disque.

Le bougre n’a apparemment pas décidé de dévier de sa route, « Miente » s’inscrivant exactement dans la même approche tout en soulignant encore plus franchement son énorme talent d’auteur/compositeur/interprète. Avec lui, La Celula Durmiente part encore véritablement dans tous les sens, sans pourtant jamais donner le tournis ou la nausée. Mieux, le combo parvient miraculeusement à faire ressortir une évidente personnalité de cette grande tambouille musicale où tout le monde trouve plus ou moins son compte, tout en gâtant particulièrement les rockeurs les plus ouverts à la diversité

Pour apprécier « Miente » du début à la fin, il faudra en effet accepter ses écarts country, pop, hardcore, émo, ou tex mex, et laisser au vestiaire cette fâcheuse tendance à vouloir étiqueter la musique. D’autant que le répertoire du groupe s’est légèrement simplifié, balayant ainsi du revers de la main l’obstacle d’une accessibilité relative sur « Eclectcinismo ». Cette fois, c’est sans aucune difficulté que La Celula Durmiente avance à grands pas, au point d’exceller quelle que soit l’influence abordée, et de laisser cette impression d’usine à tubes dont la matière première importe finalement peu. Ainsi, s’il ne s’agissait que de ballades folk aussi gentillettes que sublimes, « Prosaico Mosaico » et « Maldita La Gracia », toutes deux interprétées en anglais malgré leurs titres, atteindraient le haut du panier. Même constat avec « Peace And Love », « Simone Dice » et « Solo Sé Que No Sé Nadar » en matière de rock mélodique, « The Sweetest Cake » en terrain reggae/rock, ou « Come On Johnny » en bel hommage aux racines musicales américaines

Ca ne fait aucun pli, « Miente » touche à tout, mais n’est en aucun cas un disque lisse et racoleur. Au contraire, il enfonce le clou, assène une belle claque sur la joue gauche puisque « Eclectcinismo » s’était déjà octroyé la droite. Il se passe définitivement de belles choses en Espagne qui mériteraient mieux que de simplement se faire un nom chez elles. Pour le coup, ça ne tient un peu que de vous..

En écouteSolo Sé Que No Sé Nadar

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