Klimax – « White Lies »

White Lies[Album]
21/10/2008
(DV’S Records/Autoproduit)

On aurait pu rester totalement indifférents à Klimax si sa biographie ne transpirait pas à ce point le vieux briscard des nineties, élevé au rock indé américain de l’époque, celui après lequel on ne cesse de courir depuis. Alors, évidemment, si on en plus on nous prend par les sentiments en allongeant une liste d’influences telles que Jawbox, Samiam, Burning Airlines, Get Up Kids, Hot Water Music, Quicksand, Bluetip, ou Aina pour ne citer que les plus prestigieuses et les plus répandues dans nos pages, difficile de déguster égoïstement ce « White Lie », premier opus de rockeurs français déjà croisés au sein de Spudgun, Clumsy et de Tomy. Souvenez vous, ce groupe bordelais parmi les meilleurs de l’Hexagone il y a dix ans, qui trouve ici sa suite logique, comme si le temps s’était arrêté: une évidence sur « Bumptious », « Hot Wet City » et « Outsider ». Et pour cause, la recette est la même: une pop heavy et accrocheuse, blindée de mélodies et de changements de rythmes, de guitares parfois dissonantes, et un chant qui tient la route sans fausse note de bout en bout. Dur alors de taxer son rock émo d’opportuniste alors que les intéressés eux-mêmes, certainement conscients de la nature de leur répertoire, n’attendent sûrement rien d’autre qu’une partie de plaisir, que de croiser les manches entre potes. Et ça marche, ou plutôt ca s’entend (« White Lie »). Pas de doute donc qu’avec un peu plus de bouteille (le groupe n’existe que depuis un an), Klimax gagnera en cohérence, et saura rendre quelques titres aujourd’hui en demie teinte (« No Fame », « In The Mood For Hate », « Kill The Robot ») aussi éclatants que les autres. Des groupes disparaissent, d’autres les remplacent, et quelques uns se régénèrent: une lueur d’espoir d’entendre encore quelques temps un rock qui n’occulte pas les vraies valeurs

Ecoutez un extrait ici.

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