Justice – « Waters Of Nazareth »

Waters Of Nazareth[Maxi]
06/04/2006
(Because/Wagram)

Rappelez vous « Never Be Alone Again », ce morceau de Simian remixé par Justice pour devenir un tube fédérateur. Il n’en aura pas fallu plus pour lancer la carrière de ces deux parisiens, Xavier De Rosnay et Gaspard Augé, protégés de Pedro Winter, qui allaient par la suite séduire la totalité du monde musical. Franz Ferdinand, Soulwax, Death From Above 1979, Britney Spears, Daft Punk, Mr Oizo, … nombreux sont ceux à avoir voulus se payer un petit lifting de la part de ce duo (de génie?) qui ne cesse d’envahir les blogs, autoproclamé comme étant le nouveau Daft Punk, le nouveau truc à la mode, le truc qui buzze… « Waters Of Nazareth », le tout premier maxi de Justice sorti en version vinyl chez Ed Banger à la fin 2005, ressort aujourd’hui en version CD. Même contenu, mais des remixes en plus..

« Waters Of Nazareth », titre phare de ce disque, ouvre donc les hostilités. Saturation au maximum, basse electro rock des plus crades, beat fracassant, groove incontestable, breaks bien sentis, mélodie accrocheuse, la recette promise et idéale pour faire du dancefloor un parterre d’aficionados complètement hystériques. Car la grande particularité de Justice est de plonger son électro bouillante dans un rock glacial, histoire au passage de rameuter les foules d’horizons divers. Une leçon que les 2 Many Djs avaient déjà bien assimilée. « Let There Be Light », dans la pure lignée Daft Punk, prend le relais dans un registre aussi efficace mais plus oppressant et mécanique, ambiance jeu vidéo en somme. « Carpates », troisième titre, hausse légèrement le bpm pour se rapprocher dangereusement de la hard techno, mais se sauve avec une base presque disco et des mélodies une nouvelle fois tubesques. Passons aux petits plus de la version CD. Justice propose lui-même un remix de « Waters Of Nazareth », plus lourd, plus découpé et encore plus bruitiste, avec une rythmique en dents-de-scie. Puis, c’est au tour de Dj Funk d’asséner un remix booty de « Let There Be Light » taillé pour les clubs Gatorade, avant qu’Erol Alkan clôture le tout en proposant une version efficace de « Waters Of Nazareth » assez proche de l’original, un brin plus linéaire, donc légèrement moins percutante

Justice a donc réussi son coup. Passer du stade d’excellents remixeurs à de parfaits producteurs. « Water Of Nazareth » n’est cependant qu’un maxi qui, même s’il fera date, devra être confirmé par un album à venir que l’on souhaite dans la même veine et tout aussi réussi. En croisant les doigts pour que les démons de l’electro commerciale ne décident pas de squatter la chapelle d’un duo si prometteur..

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