Jedi Mind Tricks – « Violence Begets Violence »

jedi180Album
(Enemy Soil)
25/10/2011
Hip hop hardcore

Depuis 1996, Jedi Mind Tricks écrit son histoire, creuse son sillon, comme imperturbable au sein d’une scène hip hop pourtant en perpétuelle mutation. Rien d’étonnant de la part d’un groupe qui, après être passé par le va-et-vient de Jus Allah ainsi que quelques changements de line up, est habitué à avancer en terrain mouvant. « Violence Begets Violence », septième opus de la bande de Vinnie Paz, ne fait d’ailleurs pas exception à la règle puisque c’est cette fois son producteur originel Stoupe The Enemy Of Mankind qui, pour se consacrer à d’autres projets musicaux, s’est fait la malle juste avant d’en signer les productions.

Que les fans se rassurent cependant: à sa place, Scott Stallone, Shuko, Nero, C.Lance et Mr Green – déjà croisés au sein de Army Of The Pharaohs ou lors des pérégrinations solo de Paz – font le boulot pour que ces quatorze titres à la touche forcément moins personnelle s’intègrent sans trop de mal à la discographie du combo. Ainsi, tous conservent avec précaution le ton hardcore originel qui a fait Jedi Mind Tricks, comme en attestent notamment les démonstrations de force que sont « Burning The Mirror », « When Crows Descend Upon You », « Weapons Of Unholy Wrath » et « Bloodborn Enemy » qui auront largement de quoi satisfaire les adeptes du headbanging. La preuve surtout avec les quelques frappes aussi lourdes que subtiles que le duo libère à quelques moments du disque (« Carnival Of Souls », « The Sacrilege Of Fatal Arms »), naturellement renforcées par de petites douceurs parfois dépaysantes contribuant à la diversité appréciable de ce « Violence Begets Violence ». Parmi les plus notables, ce « Design In Malice » immédiatement assimilable par son sample de chant, ou « Chalice » et sa version reggae.

Aussi, comme toujours chez le combo de Philadelphie, le choix des samples – certes classique mais d’une efficacité redoutable – contribue lui aussi à la réussite de cet album. Les violons de « Imperial Tyranny » ou les voix de « Willing a Destruction Onto Humanity » ne sont que deux exemples parmi d’autres. Si Jedi Mind Tricks ne révolutionne donc rien au style qu’il s’est forgé au fil des ans, jamais pour autant le combo ne se laisse happer par la facilité. Qu’on se le dise, le repos du guerrier n’a pas encore sonné.

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itunes5

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