JD Walker – « Them Get You…Them Got You »

Them Get You...Them Got You[Album]
08/11/2005
(6 Months/Import)

Une pochette qui sent bon la scène hip hop alternatif de Californie, des featurings alléchants, voilà de quoi se pencher sur ce disque apparemment sans prétention de la part d’un artiste dont le nom reste totalement inconnu. Pourtant, JD Walker n’en est pas à son coup d’essai puisque qu’il fait partie de cette nébuleuse, cette famille du hip hop blanc avant-gardiste dont le noyau dur reste encore et toujours Anticon. Avant la sortie ce « Them Get You…Them Got You », ce p’tit gars du Maine a traîné ses guêtres sur les productions des LivePoets, de LoganProject, ou de Sixtoo; a tourné avec Alias, Atmosphere, Awol One, BleuBird, Buck 65, Josh Martinez, Sole ou Sage Francis avant de se lancer plus sérieusement dans sa propre carrière

C’est après deux maxis que sort ce premier long format, disons le, très proche de toutes les productions du crew de la fourmi. Comme toute cette trempe d’artistes, JD Walker cite des influences très variées allant de Johnny Cash à A Tribe Called Quest en passant par Fugazi, Helmet, Common ou Boards Of Canada pour n’en lister que quelques un. Après une intro vocale à l’ambiance Nouvelle-Orléans, c’est Alias qui ouvre le bal des featurings dans un registre sans surprise: atmosphère froide et pesante, un brin mélancolique, des beats lourds et solides sur lesquels JD se pose à la manière d’un Sole sans pour autant frôler le plagiat. Mais en termes de production, le bonhomme n’a rien à envier à ses invités: « Them Get You…Them Got You Part1 » ne contraste pas avec le précédent titre et séduit même par sa ligne de guitare et ses nappes émouvantes, « Red Sky In The Morning » est épuré au maximum puisque mené uniquement par une basse lointaine et une guitare country. Une fois passés les « Omen » et « Moment Over Arizona » à considérer comme des interludes, on s’arrêtera sur le minimal et apocalyptique « Since Saturday », ou JD Walker est épaulé par Bleubird, produit par Sole, tout comme, plus tard, sur « Maine Wharf » et l’excellent « Patients People »

JD Walker s’adresse donc tout particulièrement au public élevé depuis quelques années maintenant aux sons avant-gardistes du label Anticon. Ce Mc en est encore clairement à ses balbutiements, mais laisse déjà entrevoir une personnalité à part, grâce à son approche plus rock, plus guitaristique, clin d’oeil encore plus appuyé à Johnny Cash que ne peut l’être Buck 65. Voilà donc un premier album qui devrait le lancer vers des sphères plus créatives pour qu’on le retrouve dans quelque temps encore plus convaincant. À écouter sans attente particulière ni à priori..

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