JC Satan – « Hell Death Samba »

jc180Album
(Slovenly)
18/10/2011
Garage-pop

Un premier album sorti l’an passé, comme quelques Eps lui suçant la roue, avait déjà convaincu les quelques initiés que JC Satan aurait, à l’avenir, rapidement son mot à dire. Avec « Hell Death Samba », l’heure de la confirmation a donc sonné pour ce combo étiré entre Bordeaux (pour eux) et Turin (pour elles), mais définitivement sur la même longueur d’onde quand il s’agit de cracher à la face du monde un garage rock puissant, abrasif, bruitiste, et sensuel, qui s’acoquine sans retenue avec une certaine pop psyché américaine des nineties. Comme si Thee Oh Sees, bave de sang et sourire machiavélique aux lèvres, pissaient sur une ronde dansée par le The Hives des débuts (« Heil Mary ») et les Bewitched Hands de la fin (« Dear Dark J », « Abandon »), devant un auditoire médusé ne sachant plus sur quel pied… danser. Parce qu’au milieu de ces références auxquelles on pourrait en ajouter quelques autres plus téléphonées encore, JC Satan trouve de quoi se forger une évidente personnalité, ou diversité et cohérence du répertoire font bon ménage. Alors forcément, le temps de ces douze titres, beaucoup y trouvent finalement leur compte, que le groupe déballe énergie et intensité sans forcément soigner le détail (« Blasted »), qu’il pousse avec excellence jusqu’à une délicieuse folie furieuse (« Crystal Snake »), ou qu’il se laisse même aller à plusieurs reprises à des ballades aussi hallucinées qu’hallucinantes (« In The Light » surtout), majoritairement emmenées par une Paula S. faisant remarquer au passage qu’elle est ici plus présente que sur le précédent effort. Toujours est-il qu’à chaque morceau, sans crainte ni remord, on pactise avec le diable. Vivement la suite, qu’on vire à l’hémorragie.

En écoute intégrale


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