Zëro – ‘Places Where We Go In Dreams’

Mini album / Ici d’Ailleurs / 10.03.2014
Indie rock inspiré

Zëro ne se met pas de pression, ne sépare jamais la musique de la notion de plaisir, joue seulement quand il peut, mais possède le talent que beaucoup travaillant d’arrache-pied n’auront certainement jamais. Avec une facilité insolente,  du haut d’une expérience qui commence à sérieusement donner le tournis, les lyonnais parviennent à élever le niveau à chaque album, quand le précédent donnait déjà l’impression de ne pas pouvoir faire mieux. Énième preuve trois ans après l’excellent ‘Hungry Dogs (In The Backyard)‘: alors qu’on aurait aisément pu s’attendre à un nouveau long format dans une veine identique, c’est seulement un mini album que la bande d’Eric Aldea vient déposer sur le pas de notre porte et, avec lui, sept titres parmi les plus remontés et directs de sa discographie, plus bruts de décoffrage encore que les ‘The Trap’ et ‘Feast Of Freaks’ qui secouaient déjà le précédent effort. Débarrassé d’arrangements qui contribuaient jusque là amplement à la complexité de ses compositions, Zëro fait simple, va droit à l’essentiel, avec la spontanéité et l’énergie débridée d’une dernière semonce. Mais là encore, alors que la tension est palpable dans les excès de rage (‘Swimming With Sharks’) comme dans les quelques passages plus introspectifs (‘Horse Race Guru’, ‘Places Where We Go In Dreams’), le combo trouve le moyen de varier les plaisirs, en privilégiant la mélodie (‘Uprising’, ‘Minimal Men’) ou en affublant ses morceaux d’une atmosphère si particulière qu’elle en devient totalement captivante (‘Baltimore’, « Lock Up’). ‘Places Where We Go In Dreams’ – comme tous les autres avant lui – dévoile ainsi une énième facette d’un groupe qui, en se découvrant chaque fois ainsi, exprime tout le respect et toute la considération qu’il a pour son art. Zéro blah blah, zéro défaut, zéro tracas.

avoir

‘Uprising’, ‘Baltimore’, ‘Lock Up’

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