Lykke Li – « Youth Novels »

Youth Novels[Album]
11/03/2008
(LL/Import)

Du haut de ses vingt-deux ans, Li Lykke Timotej Zachrisson, plus connue sous le nom de Lykke Li, bénéficie d’une expérience déjà non négligeable, dans sa vie privée passée par le Portugal, le Maroc, l’Inde et le Népal, mais aussi d’un point de vue artistique puisque les Suédois ont déjà pu l’apercevoir en tant que danseuse sur les shows télévisés locaux. Mais, c’est surtout depuis qu’elle a décidé de marcher sur les traces de son père musicien, mais aussi de Madonna dont elle admire à demi mots le parcours, qu’elle n’en finit plus de faire parler d’elle, et de répandre sa musique telle une tache d’huile irrécupérable, dont l’idée de se séparer ne vient même pas effleurer l’esprit. Encore plus une fois « Youth Novels » écouté et digéré, ce premier album composé à l’aide d’un large panel d’instruments originaux, et qui vient l’imposer sans détour parmi les grandes révélations inclassables que la musique voit de plus en plus éclore ces temps-ci

Comme nombre d’artistes contemporains, la Suédoise ne se fixe donc aucune limite, se réfugie sous la large étiquette pop qui lui permet quelques écarts sur les terrains hip hop, electro, folk et blues. Elle signe ainsi un premier opus d’une fraîcheur et d’une personnalité indéniables, qui n’a pas manqué d’attirer l’attention des nombreux médias musicaux du web dés ses premiers retentissements en 2007, et le titre « Tonight » alors proposé au téléchargement sur sa page Myspace. Celui-ci n’aura pourtant pas passé le casting de « Youth Novels », bien trop occupé par d’autres richesses plus récentes, plus représentatives d’une maturité incontestable, et toutes marquées par un minimalisme jamais insuffisant: « Dance Dance Dance » rythmé par des cloches, l’épuré « Let It Fall », le cinématographique « This Trumpet In My Head », l’électronique et robotique « Complaint Department », ou le mystique « Window Blues ». Que d’exemples bien éloignés du tout aussi réussi « I’m Good I’m Gone », seul titre aux allures quelque peu conventionnelles avec son refrain bien marqué

Mais l’impact musical de « Youth Novels », produit par Bjorn Yttling de Peter Björn and John, ne serait rien s’il n’était pas constamment sublimé par la voix atypique et non moins envoûtante de Lykke Li qui, ici ou là, murmure, chantonne avec une justesse mélodique et une douceur presque enfantine définitivement séduisantes. C’est flagrant sur les ballades « My Love » et « Hanging High », les « puissants » singles « Little Bit » et « Break It Up », et surtout le voluptueux « Time Flies », tous divinement orchestrés, épurés en apparence mais finalement d’une richesse infinie. Car Lykke Li sait y faire, voit juste, multiplie les petits riens plutôt que d’ouvrir les robinets en grand et pondre un album écoeurant. « Youth Novels », avec son caractère et sa fausse fragilité, est finalement le parfait reflet de son auteur qui, en douze titres, parvient à faire oublier toutes ces nouvelles égéries pop qu’on nous a servies sur un plateau ces derniers mois

Déjà disponible dans les pays du Nord, depuis peu aux Etats Unis et en Grande-Bretagne, ne manque plus à ce premier effort que la France se penche sur son cas. Ce qui ne devrait logiquement plus tarder..

Ecoutez un extrait ici.

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon
  • Achat sur ITunes
À lire ou écouter également:

,

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire