Lee Gamble – ‘Koch’

Album / Pan / 11.09.2014
CosmoTechno

Fin d’année oblige, il est temps de rattraper notre retard, démesuré, avec les présentations des nombreux albums oubliés sous le frénétisme des sorties. Dans ce contexte, il aurait été malheureux de ne pas illustrer nos colonnes par la dernière oeuvre de Lee Gamble, tant cette dernière marque l’exercice qui est en train de s’achever.

Après deux disques fébriles, ‘Diversions 1994-96’ et ‘Dutch Tvashar Plumes’, le Londonien d’adoption a trouvé sa voie, et une qualité d’écriture dont l’intérêt dépasse sans l’ombre d’un doute ses digressions m’as-tu-vu passées. Ici, le producteur synthétise sa passion pour les rythmiques dancefloor, celle pour les excentricités techniques ou encore son goût pour les lignes mélodiques fugitives.

Jadis artificiel, Lee Gamble se dévoue à accoucher d’une oeuvre aussi cérébrale que physique. Si les fréquentations des clubs et des caves ne sont pas oubliées, il dévoile aussi sa curiosité pour les expérimentations en tout genre, des artefacts dont le relief est bienvenu pour conférer la densité évidente de cet album (‘Yehudi Lights Over Tottenham’, ‘Voxel City Spirals’, ‘Ornith Mimik’).

Certes, ses divagations mentales ne sont pas l’unique intérêt de ‘Koch’, comme il l’est dit plus haut, Gamble passe maître dans l’art de faire danser. Capable de tubes incontournables (l’évident ‘Motorsystem’, ‘Hmix’, ‘Jove Layup’), c’est néanmoins ses écrits les plus subtils qui remportent la palme de la folie, de ‘Nueme’, progression spasmodique et enivrante, à l’étouffé ‘Gillsman’, en passant par la pièce magistrale de ce disque, ‘Oneiric Contur’, ponctuée de rebonds inattendus et de saccades bienvenues.

Au final, ‘Koch’ touche le superbe, et ne souffre aucunement de sa longueur. Aussi accessible qu’introspectif, l’album est magnifié par une sincérité nouvelle et incarne, à ce titre, la meilleur ligne de la discographie du Britannique.

‘Oneiric Contur’, ‘Nueme’, ‘Voxel City Spirals’, ‘Motorsystem’

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