Kevin Morby – ‘Harlem River’

Album / Woodsist / 02.12.2013
Indie pop folk

Habituellement croisé chez Woods au sein duquel il tient la basse, ou The Babies pour qui il chante, Kevin Morby a cette fois décidé de la jouer solo avec la sortie de ‘Harlem River’, un album rendant hommage à la ville de New York qu’il a désormais quitté pour rejoindre le soleil de la Californie. Loin des aspirations lo-fi du premier et des poussées punk du second, il a délibérément choisi ici de laisser voguer son inspiration sur des eaux folk chères à quelques ainés comme Dylan ou Cohen. Ainsi, fort d’une voix douce à peine poussée rappelant parfois un certain Chris Cohen, il aligne huit morceaux mélancoliques empreints d’un voile sixties, ou guitares et claviers se chargent de réchauffer l’atmosphère (‘Miles, Miles, Miles’). Allant jusqu’à s’offrir un titre éponyme presque jazzy flirtant avec la dizaine de minutes, Kevin Morby s’impose tout du long comme un songwriter d’avenir, qui peut clairement s’appuyer sur quelques autres perles de ce disque pour que le scepticisme de certains laisse place à la certitude de tous. C’est le cas des magnifiques ‘Wild Side’ et ‘The Dead They Don’t Comme Back’, de l’exercice voix/guitare qu’est ‘If You Leave And If You Marry’, de la ballade ‘Slow Train’ interprétée en duo avec une Cate Le Bon définitivement dans les bons coups ces temps-ci, ou même du plus relevé ‘Reign’ partagé entre assaisonnements country et rockabilly. Dévoilant une nouvelle corde de son arc, le sage Morby fait preuve ici d’une délicatesse et d’une assurance qui marquera très certainement les esprits à long terme, jusqu’à sans doute mettre un peu plus en lumière ses autres projets, différents mais tout aussi méritants.

‘Wild Side’, ‘If You Leave And If You Marry, ‘Slow Train’, ‘The Dead They Don’t Come Back’

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