Cory Hanson – ‘The Unborn Capitalist In Limbo’

Cory Hanson – ‘The Unborn Capitalist In Limbo’

Album / Drag City / 18.11.2016
Folk psyché sixties

Il n’aura fallu que deux ans et trois albums pour que Wand s’installe durablement dans le décor du garage rock psychédélique actuel, que certains qualifient déjà sans retenue de Ty Segallmania : une scène très productive, mais finalement assez restreinte, au sein de laquelle tout le monde se connait, se croise, ou même collabore. Et pour illustrer cette émulsion locale, rien de telle que la relation quasi fusionnelle qu’entretiennent Ty Segall et Cory Hanson, chanteur du groupe dont le premier album est sorti sur le label du blondinet (God ? Records), et plus récemment membre des exceptionnels The Muggers l’ayant accompagné en tournée.

Tout ça pour quoi ? Pour en arriver à vous dire qu’il ne faudra pas être surpris d’entendre Cory Hanson s’inscrire dans une veine dont tous les amateurs s’abreuvent depuis maintenant de longs mois. Bien que seul et à l’opposé de ce qu’il peut proposer avec son groupe, le songwriter – manifestement sous-estimé – imprègne ce néanmoins magnifique ‘The Unborn Capitalist In Limbo’ de ce que Ty Segall a pu démontrer en abattant la carte acoustique de son ‘Sleeper‘ en 2013 (‘Replica’, ‘Evening Glass’). Pour autant, Hanson creuse autant qu’il peut son propre sillon jusqu’à déterrer quelques influences sixties plus nettes chez lui, et réveiller les souvenirs de Love, Nick Drake ou Simon & Garfunkel.

Ainsi, portées par de jolis arrangements de cordes évitant avec brio l’écueil du pompeux, frappées de mélodies pop magnifiques (‘The Garden of Delight’) et baignées de pureté comme d’une émotion toujours palpable (‘Violent Moon’, ‘Ordinary People’, ‘Arrival’), ses chansons avancent constamment en équilibre fragile entre grande accessibilité et tourments sous-jacents. Comme pour parfaitement illustrer ce que Cory Hanson a voulu souligner tout au long de ces huit titres : le contraste saisissant entre les banalités de la vie et la violence relative à l’introspection, responsable ici d’une beauté qu’on espérait plus pour clôturer une bien funeste année.

‘Unborn Capitalist From Limbo’, ‘Replica’, ‘The Garden Of Delight’, ‘Ordinary People’


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