Hell Is For Heroes – « The Neon Handshake »

The Neon Handshake[Album]
11/03/2003
(Chrysalis/Capitol)

Emmenés sur les routes par des groupes tels que American HiFi, The Icarus Line ou Hundred Reasons, les anglais de Hell Is For Heroes ont su convaincre public et maisons de disques puisqu’ils se retrouvent signés sur Emi seulement un an après que le groupe ne se forme. Ne se satisfaisant pas d’une telle opportunité, le combo, comprenant d’anciens membres de Symposium, décide de s’approprier les services du producteur de Refused pour mettre en boite ce qui sera sûrement un événement parmi les nombreuses sorties étiquettées « nouveau rock » de ce début d’année. Influencés par des groupes tels que Deftones ou Helmet pour les plans les plus durs ou des formations plus pop telles que Rival Schools (« Cut Down »), Hell Is For Heroes est désormais fin prêt à s’afficher comme une des révélations les plus passionnantes de la scène post hardcore anglaise

Et le groupe ne se fait pas prier pour le démontrer. L’album ouvre sur « Five Kids Go » à la rythmique lourde et fournie sur lequel les guitares savent se faire tantôt incisives tantôt profondes, et ou le chant alterne passages chantés ou revendicatifs. Si la recette a déjà prouvé qu’elle était efficace, Hell Is For Heroes ne se fait pas prier pour la rendre encore plus crédible et renversante. Chaque morceau possède son lot de surprises, incluant quelques breaks pop épurés au beau milieu de ces murs de saturation. « Out Of Sight » prend ensuite une tournure plus métal puisque les six cordes s’amusent à réduire nos capacités auditives et que le chant semble rendre un hommage involontaire à un certain Chino. Un bon album de major n’est pas en reste de tubes et « The Neon Handshake » s’appuiera sur les qualités d’accroche de « Night Vision », « Few Against Many », « I Can Climb Mountains » ou « Retreat » qui regroupent toutes les influences précédemment citées. N’allez cependant pas croire à un nouveau groupe destiné aux kids aux chevelures gélifiées et aux pantalons trop grands, adeptes d’un néo métal sans âme, car Hell Is For Heroes sait aussi se faire des plus crédibles auprès des intransigeantes scènes hardcore et émo (« You Drove Me To It », « Sick/Happy », « Slow Song ») en accouchant de véritables ouragans sonores ou à contrario de belles ballades mélodiques bourrées d’émotion, même si il faut l’avouer, le groupe a du mal à s’empêcher de leur donner une fin intense

Le retour des guitares, des vraies, sur le devant de la scène a le mérite de mettre en avant des groupes tels que Hell Is For Heroes qui donneront une nouvelle couleur au rock et instruiront les mômes, qui ne juraient auparavant que par des formations inintéressantes à souhait, tout en séduisant les plus réfractaires du rock commercial qui mentiront en affirmant qu’il n’y a rien d’intéressant à l’écoute de ce « The Neon Handshake ». Si l’enfer est déstiné aux héros, alors ces anglais sont parmi les premiers de la liste..

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