Health – ‘Vol4 :: Slaves of Fear’

Health – ‘Vol4 :: Slaves of Fear’

Album / Loma Vista – Caroline / 08.02.2019
Noise rock electro indus


En 2015, en accouchant de Death Magic, Health ruait dans les brancards de ses premiers fans en affichant une nouvelle orientation musicale, nettement plus accessible que ses débuts plus noise et lofi : le résultat de longs mois passés à travailler sur les bandes originales de jeux video (Max Payne 3 notamment), l’obligeant à gagner en ampleur, à soigner l’atmosphère lourde et glaciale de sa musique, jusqu’à adresser de francs clins d’oeil à… Depeche Mode. Depuis, deux albums de remixes ainsi que de multiples collaborations ou les californiens ont pu se frotter aux univers de Youth Code, Perturbator, et Soccer Mommy, histoire de faire patienter leur public pendant qu’ils regagnaient le studio sous la houlette de leur équipe de choc – The Haxan Cloak, Lars Stalfors (The Mars Volta), Andrew Dawson (Kanye West) – reconduite pour l’occasion.

Devenu trio après le départ de Jupiter Keyes (claviers), Health ne redistribue donc cette fois pas ses cartes. Dans la même veine quelque peu formatée de son prédécesseur, bien que légèrement plus lourd encore, Vol4 :: Slaves of Fear renoue avec les sonorités indus (Strange Days), les rythmes electro (The Message), les mélodies pop (Loss Deluxe), et même quelques percées métal (God Botherer, Slaves of Fear), pour donner naissance à une poignée de hits sombres et bruitistes.

Avec la même aisance et la même précision martiale que celles affichées il y a trois ans, les californiens livrent ici une nouvelle salve des plus denses et compactes, dominée par les assauts mélo-mélancoliques de Feel Nothing, Strange Days et Slaves of Fear, au milieu desquels seul NC-17 offre l’occasion de reprendre un grand bol d’air. S’il n’a donc rien perdu de sa redoutable efficacité, Health manque seulement ici de ce qui a fait l’impact de Death Magic : cet effet de surprise considérable, cette considération égale entre le fond et la forme ici quelque peu déséquilibrée tout au long de ce nouvel album dont on souhaite que la conclusion Decimation, ballade semi acoustique et mélancolique, annonce un prochain virage passionnant, inédit chez lui.

VIDEO
ECOUTE INTEGRALE

A ECOUTER EN PRIORITE
Feel Nothing, God Botherer, Strange Days, Decimation


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