Harrisons – « No Fighting In The War Room »

No Fighting In The War Room[Album]
28/01/2008
(Melodic/Pias)

C’est pratiquement devenu une tradition: régulièrement l’Angleterre dévoile un nouvel étalon du rock, souvent composé d’adolescents s’étant repliés sur la musique pour fuir un ennui quotidien trop pesant, et tenter de devenir quelqu’un. L’histoire des Harrisons ne fait pas exception à la règle, ses membres s’étant rencontrés, comme beaucoup d’autres, un soir de concert, dans un pub Anglais fleurant bon le houblon. Et même si les rapprochements avec les récentes sensations d’outre Manche seront encore inévitables (comme les Arctic Monkeys), ils sont de Sheffield), on ne pourra pas enlever à ce quatuor un talent dont il fait incontestablement preuve sur « No Fighting In The War Room », un premier album qui aurait beaucoup de mal à cacher ses origines

En effet, « Dear Constable », titre d’ouverture et meilleur moment de ce disque de surcroît, pioche à la fois chez deux monstres de la musique anglaise, à savoir The Clash pour les mélodies et Madness pour l’approche générale, tout en mariant ces deux influences à un rock dansant on ne peut plus contemporain qui trouvera peut être ses nouveaux tube avec les relevés et suintant « Take It To The Mattress » et « Monday’s Arms ». Alors opportunistes les Harrisons? Un peu, mais pas tant que ça puisqu’ils vont aussi chercher leurs idées chez d’autres formations un peu moins dans l’air du temps. Ainsi, « Man Of The Hour » prend des allures plus punks héritées du New York des années 70/80, « Medication Time » tente de bousculer le répertoire des Bluetones, et le plus pop « Simmer Away » drague The Verve

Preuve que derrière leur fougue adolescente, les Harrisons sont capables de lever le pied et de montrer quelques accointances pop non négligeables, comme sur les quelques ballades bien anglaises que sont « Crystal Sweet », et l’acoustique « Listen ». Mais ces quatre rockeurs, à peine débarrassés de leurs poussées d’acné, se placent bel et bien sous l’étendard rock avec un registre encore très influencé, manquant encore clairement de personnalité, mais doté d’un potentiel qui ne laisse aucun secret sur le destin qui leur est promis. Car si les Harrisons creusent encore un peu, ils pourraient bien marquer significativement le rock Anglais. Mais, chaque groupe ne pouvant être les Arctic Monkeys, on n’y est manifestement pas encore..

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