H-Burns – ‘Night Moves’

Album / Vietnam / 26.01.2015
Folk

Voilà maintenant quelques années que Renaud Brustlein emmène H-Burns depuis sa Drôme natale vers quelques belles rencontres: il y a deux ans, au contact de Steve Albini pour l’enregistrement de ‘Off The Map‘, et aujourd’hui avec Rob Schnapf, producteur de Beck, Fidlar ou encore Elliott Smith. Difficile d’ailleurs de ne pas penser à ce dernier tout au long de ce ‘Night Moves’ marqué par une mélancolie que le soleil de Californie ne semble jamais pénétrer.

Dès ‘Nowhere To Be’, premier single qui ouvre ce cinquième album, on est plongé dans une douce cavalcade, ou les morceaux en apparence les plus enjoués ont tous une petite boule dans la gorge, pendant que ceux qui se cachent derrière de tristes oripeaux, révèlent au bout du compte un optimisme modeste. Tout est alors chamboulé, au gré de compositions aux arrangements subtils, supports parfaits aux textes de Renaud Brustlein.

Désormais installé dans son rôle de songwriter, le jeune homme passe une étape avec ce ‘Night Moves’ qu’il retranscrit comme un fantasme autour de textes aux thèmes incertains. Sa posture est ici de se poster comme une sentinelle au bord de la faille, qui pressentirait une éventuelle catastrophe à venir. En écho à cette inquiétude, les morceaux hésitent et grandissent au fil des écoutes comme un mélange à l’équilibre remarquable, faisant de ce disque l’un des sommets de la carrière de son auteur. Plus que jamais sûr de ses capacités, comme de la direction que prend sa musique, H-Burns réussit ici l’un de ces albums vers lesquels on revient sans cesse, et dont le halo est promis à une longue vie.

‘Nowhere To Be’, ‘Night Moves’, ‘Wolves’, ‘Radio Buzzing’

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