Greg MacPherson – « Balanced On a Pin »

Balanced On a Pin[Album]
29/08/2006
(G7 Welcoming Committee/Digital release)

Depuis 2001, date à laquelle il a signé avec le label G7 Welcoming Committee, Greg MacPherson a sorti deux albums et un maxi soulignant un talent croissant de songwritter. À chaque étape de sa discographie, ce Canadien a toujours franchi un palier, maîtrisant son art du college rock sur le bout des doigts. Pourtant, quand en 1999, il s’est présenté au label avec une cassette et un album fraîchement enregistré avec l’aide de la radio locale CBC, G7 s’est montré plutôt frileux envers ce musicien assez éloigné musicalement du reste de son catalogue. Une erreur reconnue donc deux ans plus tard, et complètement pardonnée seulement cette année avec la sortie, digitale uniquement, de ce fameux premier album

Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, c’est ce que pousse à penser l’écoute de ce « Balanced On a Pin » d’une telle qualité que, au premier abord, on aurait juré avoir affaire là à son troisième album. Plutôt flatteur et bien la preuve que Greg MacPherson a toujours su mener sa barque à bien, maîtrisant avec une insolente aisance l’écriture et la poésie. Mais ça ne fait pas tout, les mots étant encore plus beaux quand la voix qui les susurre provoque elle aussi quelques frissons. C’est le cas, à tel point que celui qui ne se penche pas sur ses textes l’assimilerait bien vite aux chanteurs pour midinettes, Dashboard Confessional en tête. Mais lui préfère le public adulte, particulièrement celui qui n’est pas insensible à l’énergie du rock (« Buy a Ticket », « 401 »), à la mélancolie de la folk (« Lawn », « Churchill », « Summer’s Over ») et aux mélodies pop (« 1000 Stars », « West St James »). Mais, comme beaucoup de ses pairs, c’est quand il mixe toutes ces influences que MacPherson est le plus poignant. Pour preuve, le fin et léger « Windy », le somptueux « Celings » au chant qui vous nouera les tripes, tout comme « Invisible », un ton en dessous et pourtant déjà si réussi

C’était en 1999, depuis ce Canadien n’a cessé de s’améliorer, et à l’instar de Jonah Matranga, de relever un registre trop souvent et facilement condamné à l’imagerie du chanteur guitariste vagabond marchant sous une pluie diluvienne. On ne peut donc que vous conseiller de vous intéresser un peu à lui qui mérite toute autre chose que cette petite reconnaissance de la scène indépendante. Car, en musique, réussir en faisant simple n’est pas chose facile. C’est là tout le talent de Greg MacPherson..

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1. Genuinely Frozen     

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