Greg Graffin – « Cold As The Clay »

Cold As The Clay[Album]
10/07/2006
(Anti/Pias)

Après avoir passé sa vie à défendre les couleurs de Bad Religion, mission qu’il continue d’assumer encore aujourd’hui, Greg Graffin se lance dans l’aventure solo et, signe de l’âge et d’une maturité incontestable, revient à ses racines, celles de l’Amérique rurale et de sa musique qui l’a bercée dans sa plus tendre enfance dans le Wisconsin et l’Indiana, laissant derrière elle quelques souvenirs d’une famille réunie autour d’une guitare pour pousser la chansonnette. Autre marque du passé: un chant qui, même au sein de Bad Religion, a toujours revêtu des intonations folk, confirmé par le fait que quasiment chacun des titres de ce quatuor punk mondialement connu peuvent être sans aucune difficulté repris en version acoustique. C’est d’ailleurs ainsi que tous ont été composés. Alors quand Graffin, un jour de répétition, laisse écouter le standard « Omie Wise » à son compère Brett Gurewitz, également boss d’Epitaph et de son sous label Anti, l’idée de sortir un album solo acoustique ne fait plus de doute

« Cold As The Clay » arrive donc en ce mois de juillet 2006 avec, à son tracklisting, quelques nouvelles compositions de Greg Graffin directement inspirées des Gram Parsons, The Band et Neil Young (« Don’t Be Afraid To Run », « Cold As The Clay », « Highway », « Rebel’s Goodbye », « Watchmaker’s Dial »), mais aussi une poignée de reprises de chansons traditionnelles locales (« Omie Wise », Little Sadie », « Talk About Suffering », « Willie Moore », « One More Hill », « California Cotton Fields »). Pour cela, le bonhomme s’est entouré de talentueux musiciens nommés Stephen Carroll, Greg Smith, et Jason Tait, tous trois connus pour leur travail au sein des Weakerthans. Mais le casting ne s’arrête pas là puisque Jolie Holland vient donner de la voix sur « Talk About Suffering », et que Joe Wack, Chris Berry (banjo), et David Bragger (mandoline), musiciens reconnus pour leur approche traditionaliste de la musique, viennent épauler tout ce petit monde n’ayant jamais joué ensemble auparavant

Du coup, avec seulement sept jours de studio, ce « Cold As The Clay » s’avère être un testament spontané et authentique, un moment intime partagé avec l’auditeur comme il pouvait l’être il y a une centaine d’années, dans l’église d’un village. Là, Brett Gurewitz, producteur de ce disque, a joué un grand rôle dans l’ambiance qu’il dégage, enregistrant les musiciens placés en cercle et à genoux avec un micro au milieu, ou laissant Graffin lui-même dicter les mesures à ses musiciens.Nombre d’éléments qui donnent à cet album une autre couleur que celle d’un banal album solo d’une voix qu’il est difficile de placer en dehors de son contexte habituel. Pas évident donc que les fans de Bad Religion se ruent dessus, mais ce « Cold As The Clay » dévoile un peu plus la belle personnalité de cet acteur incontournable du punk rock, capable de bien plus qu’on pouvait le penser..

En écouteDon’t Be Afraid To RunTalk About Suffering

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