Good Riddance – « My Republic »

My Republic[Album]
26/06/2006
(Fat Wreck Chords/Import)

1995, Good Riddance met un pied dans la scène punk hardcore mondiale en signant chez Fat Wreck Chords, foulant les scènes du Warped Tour, et en ouvrant pour la première tournée européenne de No Use For a Name. Le quatuor, connu pour ses engagements sociaux mais aussi politiques, voit sa rage décuplée au fil de ses albums, notamment sur « Operation Pheonix » produit par la paire Bill Stevenson (Descendents) / Stephen Egerton. Son dernier en date, « Bound By Ties Of Blood And Affection » sorti en 2003, laissait pourtant penser que Good Riddance s’essoufflait. Depuis, pas de nouvelle, même si le groupe n’a jamais arrêté de tourner, malgré les impératifs de la vie d’adulte et les infidélités de Russ Rankin au sein d’Only Crime

« My Republic », huitième opus, sort donc en ce mois de juin 2006, reste inscrit dans la même lignée musicale du groupe depuis ses débuts, mais rassure un tantinet sur la fraîcheur de ses quatre géniteurs, fidèles à leurs influences héritées de la scène sud californienne des années 80, Adolescents, D.I., Agent Orange en tête. Pas étonnant donc que « Out Of Mind » ouvre le bal pied au plancher, rappelant l’esprit du premier album de Pennywise. Good Riddance dépote son punk/hardcore avec une section rythmique décidemment impressionnante, une guitare incisive et mélodique, comme le chant d’un Rankin toujours aussi remonté. Une recette identique au passé donc (« Tell Me Why » au refrain à la Bad Religion, « Torches And Tragedies », « Up To You », « Save The Children »), mais avec assez de relief pour que ces quatorze titres balancés en une demi-heure soient faciles à ingurgiter. Le groupe varie en effet les tempos et propose même quelques morceaux étonnement contenus (« Texas », « Shame »), ou d’autres tubesques (« Darkest Days », « Regret », « Boise »)

Marquant le retour de Sean Sellers, son batteur un temps remplacé par David Wagenschutz (Kid Dynamite, Lifetime), « My Republic », bien que sans surprise mais tout simplement efficace sur toute sa longueur, ne remet pas en question le statut de pilier de Good Riddance sur la scène punk/hardcore. Quatorze titres sans fausse note, sans bémols, mais qui n’élargiront pas pour autant le public du combo, bien qu’ils soient agrémentés d’une vidéo comprenant trois titres live filmés lors d’un concert dans son fief de Santa Cruz. Pour les fidèles donc..

En écoute

1. Darkest Days     
2. Shame     

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