Geoff Farina – « The Wishes Of The Dead »

farina180Album
(Damnably)
05/03/2012
Indie folk

Comme en attestent deux albums sortis à l’aube des années 2000, Geoff Farina n’a pas attendu de mettre un terme à l’aventure Karate pour se lancer dans l’aventure solo. Pourtant, le grand sage n’était pas pour autant pressé d’enchainer les disques. En effet, depuis ce tournant dans sa carrière musicale, le songwriter compose en dilettante, à l’envie, à l’inspiration, sans aucune pression, presque en fonction de la force du vent. Ainsi, à scruter sa discographie, rien – si ce n’est la brève aventure Glorytellers et quelques albums collaboratifs – n’aura donné du grain à moudre aux journalistes musicaux conscients de ce qu’il représente. C’est donc douze ans après « Reverse Eclipse », après avoir quitté Chicago pour mener une vie paisible de professeur d’histoire de la musique dans l’état du Maine, qu’il retourne au cadre officiel: « The Wishes Of The Dead », nouvel album de dix titres masterisés par Bob Weston, sonne le retour du doux chanteur qui s’est toujours appliqué à devenir un délicat guitariste. L’inverse marche aussi. En mode guitare voix, en s’imprégnant généreusement de son nouveau cadre de vie et de la culture qui va avec, Farina rassemble donc les influences de Tony Joe White, des guitaristes du Mississipi, comme de tous les vieux musiciens de son coin pour ériger un disque fait de ballades paisibles – heureusement débarrassées des violons dansants de la région – ou la voix ose à peine contredire des arpèges presque acrobatiques. L’ambiance est feutrée, boisée, le feu crépite dans la cheminée, l’homme se tient courbé sur son instrument, et récite un répertoire qui malheureusement flanche parfois sous le poids des ans. Poliment, on continue de l’écouter religieusement, attendant le bon moment pour s’éclipser discrètement. Parce que c’est beau, mais ça peut aussi vite être très chiant.

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