Francesca Lago – ‘Mirrors Against The Sun’

Album / Urtovox – T3 Records / 15.01.2016
Indie pop

Une enveloppe, un disque, et une belle surprise. C’est ainsi qu’on a mis la main sur ‘Mirrors Against The Sun’, le quatrième album d’une Francesca Lago qui nous était jusque là totalement inconnue. Il faut dire que la demoiselle n’est pas des plus régulières dès lors qu’il s’agit d’enrichir sa discographie : après un premier album solo sorti en 1997 sur lequel l’accompagnait un certain Marc Ribot, elle s’en est allée le défendre en tournée avant de s’accorder plusieurs années de pause, pour ne revenir qu’en 2009 et 2011, chaque fois hébergée par On The Camper, label mené de mains de maître par les bien connus Peter Kernel.

En ce 15 janvier, c’est donc une nouvelle pierre qu’elle ajoute à son édifice. Et non des moindres tant rien ne semble avoir été négligé tout au long de ces dix titres. Des plus accessibles, l’album s’offre parfois des airs anticonformistes grâce au vent de liberté qui y souffle du début à la fin, mais frappe surtout par la qualité des compositions (‘Out In The Blue’, ‘Breath Through Life’), et la constante attention portée au moindre détail. De fait, ‘Mirrors Against The Sun’ peut vanter sa production irréprochable (‘Where Do We Go’), comme l’élégance de ses arrangements dont sont aussi responsables les deux musiciens qui entourent la songwriter : le violoncelliste Zeno Gabaglio et le multi-instrumentiste Leziero Rescigno, également producteur ici.

Peu convaincante les rares fois ou elle se laisse entraîner par des rythmes plus soutenus prêts à la faire vaciller du côté de la musique mainstream (‘Odd One Out’, ‘Modular C’), Francesca Lago expose plutôt ses plus beaux arguments dès lors qu’elle tire la corde de la sensibilité, et étire ses mélodies jusqu’à la mélancolie (‘Dna’, ‘The Desert’). Alors, quand sur le joli ‘Horses’ elle assène une ultime caresse et souffle son dernier refrain, c’est contraint et forcé que l’on sort d’un rêve éveillé dans lequel on ne pense qu’à replonger.

aecouterenpriorite

‘Where Do We Go’, ‘Dna’, ‘The Desert’, ‘Horses’

À lire ou écouter également:

, ,

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire