Flairs – « Sweat Symphony »

Sweat Symphony[Album]
16/02/2009
(Third Side/Discograph)

Quand Lionel Flairs rentre d’Angleterre, après quelques années à mariner dans la culture lad londonienne, il rapporte dans ses bagages un accent gouailleur à faire pâlir d’envie Mike Skinner de The Streets ou Eddie Argos d’Art Brut. Au lieu de le ranger au fond d’un tiroir, le bassiste consacre ses rudiments d’anglais à la musique de studio. Et voilà « Sweat Symphony », premier album ambitieux, personnel, faute d’être parfait. L’instrument de Flairs s’y fait discret et laisse place à un disco rock jubilatoire et coloré, difficile à classer mais facile à danser. Des basses aux synthés, des beats aux guitares, Flairs a tout fait tout seul. Du beau boulot funky et synthétique, bourré de nappes, de claps, de rythmiques rock et disco. Un travail de production qui rappelle beaucoup « Presidential Suite » de Gonzales, sans le hip-hop. Ne lui restait plus qu’à y poser sa voix de crooner décadent et pince-sans-rire, et d’évoquer avec un détachement égal les filles riches (« Whamma Gonna do »), la drague d’un looser (« Square Boy ») et autres sujets plus ou moins absurdes (« French Cowboy »). Pas du Baudelaire, mais le prince du laptop ne semble pas avoir d’autres vocations que de faire danser la jeunesse. Et pourrait bien y arriver, s’il modulait davantage ses vocalises et si son disque ne souffrait pas de quelques longueurs. Déjà bassiste pour Alex Gopher, Benjamin Diamond et les Hush Puppies, Flairs se pose comme un équivalent disco rock d’Art Brut, avec son chant-parlé cockney et snobe. « Sweat Symphony » recèle quelques tubes potentiels, et aux dernières mesures de « Golden Years », on a (un peu) transpiré

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