Fink – ‘Fink’s Sunday Night Blues Club, vol.1’

Fink – ‘Fink’s Sunday Night Blues Club, vol.1’

Album / R’Coup’D / 10.03.2017
Blues

Depuis qu’il a troqué les platines de ses premiers pas musicaux contre la guitare qui l’a fait définitivement devenir un des grands songwriters de notre époque, Fin Greenall n’a jamais caché son affection pour le blues, que ce soit au détour d’un morceau, ou même simplement de quelques notes. Alors que c’était encore le cas en 2014 quand il a sorti l’excellent ‘Hard Believer‘, il se lance cette fois dans une série d’albums entièrement dévoués à ce patrimoine musical du sud des Etats Unis, tous produits par lui-même assisté de Flood (U2, Pj Harvey, Warpaint…). Une petite récréation avant de donner suite en fin d’année à sa discographie plus officielle.

Comme son titre l’indique, ‘Fink’s Sunday Night Blues Club, vol.1’ sent à plein nez le bon vieux mélange de cigarette et de whisky, emprisonné dans la pénombre d’un club du Mississippi. Le temps de huit compositions inédites enregistrées dans des conditions live, en une prise à l’aide de micros et amplis vintage, on entend l’anglais – résident berlinois – préférer les sons authentiques et bruts aux rondeurs de son registre habituel souvent enveloppé de riches arrangements. Ici, baignées de reverb et autres effets, les notes de guitare occupent une place centrale au même titre que le chant porté par son grain de voix naturellement chaud, se font rêches, et amènent forcément Fink à céder à quelques clichés du genre : le slide sur ‘Boneyard’, l’harmonica sur ‘Hour Golden’.

Accompagné par David Shirley (batteur de la Nouvelle Orléans) et par un certain Colin Stetson (multi instrumentiste bien connu des amateurs du catalogue Constellation) porteur d’arrangements aussi discrets qu’indispensables (‘She Was Right’, ‘Hard To See You Happy’), Fink concrétise pour de bon un rêve de plusieurs années, celui de s’immerger dans les ambiances chères aux John Lee Hooker et Chuck Berry qu’il affectionne tant, et dans cette musique plus difficile qu’il n’y parait, qu’il a appris à connaitre en parcourant les bacs des disquaires au fil de ses tournées. Manifestement, et même si on rentre plus difficilement dans ce disque que dans n’importe lequel des précédents, Greenall a particulièrement bien retenu la leçon.

A VOIR
ECOUTE INTEGRALE

A ECOUTER EN PRIORITE

‘She Was Right’, ‘Boneyard’, ‘Hard To See You Happy’


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