Finch – « What It Is To Burn »

What It Is To Burn[Album]
27/01/2003
(Drive Thru/Universal)

Quand Drive Thru a enfin accepté de laisser une chance à ce groupe en venant les voir jouer dans une pièce louée pour l’occasion, ils n’ont pu repartir bredouille tant la prestation du combo les a littéralement mis à genoux. Il a suffi donc de peu de choses pour qu’aucun de nous n’entendent jamais parler de Finch, véritable révélation rock de cette année 2002. Evoluant dans les eaux de formations accomplies telles que les Deftones, Jimmy Eat World ou Rival Schools, les californiens s’affichent au monde entier comme la formation la plus représentative ce que l’on appelle aujourd’hui hâtivement post hardcore. Puisant ses influences dans le hard rock, la pop, le punk et le rock, Finch est sans nul doute le groupe qui parvient le mieux à remplir le spectre musical du genre

Marquée par de gros murs de guitares dévastatrices, de rythmiques lourdes et variées à vous couper le souffle et d’un chant capable de s’adapter à tous les genres suscités, la musique de Finch n’a pas fini de vous faire hocher la tête. Si l’on pense à Deftones dans l’approche de « New Beginnings », le chant apporte une variante pop prouvant l’étonnante capacité du groupe à allier la puissance des instruments avec la douceur des mélodies vocales dont les choeurs parfois hurlés se plaisent à rappeler régulièrement que le groupe ne se destine pas seulement au stéréotype de l’émo rockeur. Heureusement pour ce dernier, de véritables perles telles que « Letters To You », « Post Script », « Stay With Me » ou « Without You Here » lui permettront de ne pas se sentir trop exclu. Pour contre balancer ce côté très mélodique, Finch ne se gêne pas une seconde pour accoucher de morceaux ravageurs aux riffs percutants tels que « Grey Matter », « Perfection Through Silence », ou « Awake » qui feront trembler les murs de votre maison. Pire encore, Finch vous détruira quelques capacités auditives sur un terroriste « Project Mayhem » avant qu’un peu plus tard, ils ne s’attardent durant les treize minutes de « Ender » finissant en expérimentation et sonnant comme un court répit avant la déferlante finale de « What It Is To Burn » réunissant tous les atouts de cette jeune formation au devenir certain

Finch parvient durant tout cet album à ne jamais lasser tant nous sommes soufflés par tant de maîtrise et tant d’inspiration pour ce qui n’est qu’un premier album. Tous très jeunes, ces musiciens semblent être les nouveaux génies d’une scène rock prenant la relève d’une bien pauvre période néo métal. Apportant suffisamment de personnalité, d’influences et de spontanéité pour ne pas y être assimilé, ces jeunes gens prennent le droit chemin de précurseurs d’une nouvelle ère rock qui leur tend les bras. Vous n’avez pas fini d’entendre parler de Finch, alors pour une fois, passez outre l’appui marketing qui l’entoure et laissez seules vos oreilles juger cette musique. Vous verrez qu’enfin, abstraction peut rimer avec satisfaction et jouissance

Ecoutez un extrait sur le site Drive Thru

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