Fermin Muguruza – « In-Komunikazioa »

In-Komunikazioa[Album]
11/10/2002
(Esan Ozenki/Tripsichord)

Il y a des carrières qui sont réellement dignes de romans des plus prenants. Celle de Fermin Muguruza est de celles-là. Membres originel de Kortatu et de Negu Gorriak, l’homme avait un temps collaboré avec Dut avant de se lancer dans un tour du monde en compagnie de son Brigadistak Sound System. Voilà que désormais Fermin se pose et nous propose cet album résolument signe de quiétude et de maturité qui n’est pourtant plus à prouver

Figure emblèmatique du mouvement alternatif au même titre que les Béruriers Noirs ou La Mano Negra de Manu Chao, Muguruza semble suivre le même plan de carrière que ce dernier. S’étant fait la main au sein de groupes tout en ayant cependant marqué l’histoire du rock de ses empreintes, le leader de la scène basque met dorénavant l’accent sur son identité propre. Comme à leurs habitudes, les morceaux se veulent variés passant de la chanson (« Zubizuria ») au dub (« Hasperena ») en passant par le reggae (« Bidartean », « Armagideon… »), le hip hop old school (« Leonard Pelletier Free »), voir même un style quasiment indéscriptible (« Hiri Debekatua… », « In Komunikazioa », « Linguae… ») tant l’artiste a digéré parfaitement ses influences depuis de nombreuses années pour finir par sonner de manière très personnelle. Ce qui frappe à l’écoute de cet album est la manière par laquelle l’éléctronique et plus généralement les nouvelles technologies marquent toutes ces compositions (« Beti Izango… ») donnant un mélange de son rarement entendu et donc des plus intéressants. Encore une preuve de maturité qui ne laissera pas ses fidèles indifférents

On ne doutait pas que Fermin Muguruza nous proposerait un album de qualité. On avait juste un peu peur d’entendre de nouveaux morceaux sans réelle innovation. En maitre musical, le fondateur du label Esan Ozenki (équivalent de Dischord pour le pays basque, rappelons le!) fait avancer le schmil et prend nos craintes à contre pied avec ce « In-Komunikazioa » très personnel et rassurant. Que l’on aime ou pas, force est d’admettre que ce long format n’a pas de petit frère. Et ca, c’est assez rare pour ne pas le signaler.

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