Elias Dris – ‘Gold in the Ashes’

Elias Dris – ‘Gold in the Ashes’

Album / Vicious Circle / 25.08.2017
Folk


Un triste déclic. C’est peut-être ce qu’il aura fallu à Elias Dris pour que, au décès de sa mère alors qu’il n’avait que 17 ans, le jeune homme exprime pour de bon sa fibre artistique, celle qu’il a nourri peu à peu – et comme beaucoup avant lui – aux écoutes de Neil Young, David Bowie, ou Leonard Cohen, comme aux lectures de Rimbaud ou Allen Ginsberg. Suivront trois Eps sortis en parallèle d’une carrière naissante au sein du petit monde du théâtre, comme un tremplin pour s’exiler en Californie et fouler la terre de ses idoles qui lui ont donné le goût du rock et du folk. C’est plus précisément à Los Angeles que les premiers accords de ce premier album se font entendre, ceux-là même que le ‘gamin’ enregistrera un peu plus tard aux côtés de Tom Menig (Alela Diane) dans son studio de Nevada City.

La suite, on la tient désormais entre nos mains : elle va et vient doucement entre nos deux oreilles, bercée par une authenticité bluffante de la part d’un Elias Dris de tout juste vingt balais, venu de sa région parisienne alors qu’on le jurerait du cru. Surprenant de facilité, séduisant de douceur, attachant de par la mélancolie qui suinte de la plupart de ses compositions, le jeune songwriter fait fi de la pudeur qui habite souvent ceux de son âge pour mieux laisser parler ses émotions, palpables d’un bout à l’autre du disque, et faire de ce ‘Gold In The Ashes’ un condensé de sentiments contradictoires, comme son titre le souffle.

Loin d’être un pleurnichard invétéré, Elias Dris s’applique surtout à ce que sa musique – enregistrée ici en guitare-voix avant d’être arrangée – montre le plus grand respect à celle de ses illustres ainés, souligne ses mélodies dont la beauté gomme le plus souvent sans mal les derniers traits cafardeux (‘Golden Crown’, ‘Ophelie’). Et lorsque son écriture encore un peu tendre menace, il contourne les pièges en ensoleillant le rythme (‘A Thousand Rivers’, ‘Moonshine’, ‘Eros & Thanatos’, ‘Turn Off The Light’) ou en penchant vers des sonorités plus électriques (‘Gold in the Ashes’) : des pirouettes en signe d’une maturité précoce qui rend des plus excitants l’horizon se dessinant sans fin face à lui.

VIDEO
ECOUTE INTEGRALE

A ECOUTER EN PRIORITE
‘Golden Crown’, ‘Moonshine’, ‘Gold In The Ashes’


No Comments

Post A Comment

For security, use of Google's reCAPTCHA service is required which is subject to the Google Privacy Policy and Terms of Use.

If you agree to these terms, please click here.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.