E.D. Sedgwick – « We Wear White »

ed180Album
(Dischord)
20/11/2012
Funky garage

Cet ancien Guapo n’en est plus à une pirouette près. Passé de « Edie » à « E.D. », suffit de se pencher sur ce « We Wear White » pour reconnaitre illico le registre particulier de ce personnage haut en couleur, autoproclamé réincarnation transsexuelle de la muse d’Andy Warhol, nous conviant depuis maintenant quelques albums à un rock garage funky dont la bonne humeur apparente contraste quelque peu avec le catalogue musico-sérieux cher à Dischord. Pourtant, rien ici ne vient égratigner le patrimoine et l’image irréprochable que le label s’est construit au fil des ans. Voilé de sa légèreté apparente, et d’un fun à même faire danser Joe Lally (« Rockin The Boat »), Justin Moyer délaisse cette fois ses cibles favorites (les stars de la musique) pour onze titres énergiques, frappés d’une diversité et d’une originalité qui ne laissent pas indifférentes. Relativement imprévisible, le penseur E.D. Sedgwick laisse libre cours à ses envies, qu’il s’en aille rivaliser avec un groove bluesy qu’on n’avait plus croisé si efficace depuis Hanni El Khatib (« Dirty »), se taille ici une ballade (« We Wear White »), là préfère l’intensité du rock (« Weatherman »). Toujours pourtant, et même s’il est loin de figurer parmi ses références incontournables, cet album transpire l’héritage laissé par Dischord sur tous les rockeurs de Washington D.C, que ce soit dans la perpétuation d’un son (l’excellent « He’s The One ») ou dans certaines options rythmiques et guitaristiques (Q And Not U sur « Hex Of Sex »). Jamais on n’aurait cru qu’un choix artistique de Ian McKaye puisse un jour égayer à ce point nos longues soirées d’hiver.

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