Dj Signify – « Of Cities »

Of Cities[Album]
19/01/2009
(Bully/Import)

Dj Signify a beau être un adepte des ambiances sombres et pesantes, ça n’aura jamais empêché « Sleep No More« , son premier album sorti chez Lex Records en 2004 et sur lequel il alignait des productions maison taillées pour Buck65 et Sage Francis, de figurer parmi les incontournables du hip hop alternatif, selon un large panel d’aficionados du genre. Plutôt discret depuis, si ce n’est à l’occasion d’une poignée d’obscurs singles, le new yorkais, membre du crew 1200 Hobos, sonne son retour en ce début 2009 avec « Of Cities », nouvel opus confié au minuscule mais passionné Bully Records, chez qui il avait déjà sorti le 45t « Unclean Volume 1 » cinq ans auparavant

Et si les premières écoutes laissent d’abord apparaître un sentiment de déception face à la faible évolution apparente du producteur (« Vanessa », « The Gods Get Dirty », « Bollywood Babies »), il faudra laisser à ce nouvel opus le temps de dévoiler toutes ses subtilités. Oui, on vogue toujours sur le son grisâtre qui a fait les belles heures d’Anticon et Mush à la fin des nineties/début des années 2000; oui, on a tellement bouffé de cette approche qu’on n’était pas encore tout à fait prêt à s’y replonger sans craindre l’overdose fatale. Mais le hip hop de Dj Signify, à la main toujours aussi lourde au dessus de la MPC, s’est enrichi de nouvelles sonorités qui le démarquent de ses semblables: plus que jamais y règnent désormais des influences new wave ou krautrock (« The Sickness », « Delight To The Sadist », « Hold Me Don’t Touch Me »), soulignées par une majorité de titres instrumentaux

En effet, seul Aesop Rock a cette fois été convié au rang des Mcs, posant son flow en totale adéquation sur deux de la grosse quinzaine de titres alignés ici (« Low Tide »), en faisant sans contestation possible les deux plus belles attractions de ce « Of Cities », avec « 1993 » sûrement, autre morceau comptant la collaboration de Blockhead. Pour le reste, six interludes pas forcément indispensables mais bienvenues pour consolider un album qui, malgré ses efforts, ne parvient jamais véritablement à gommer le coup de vieux qu’il traîne comme un boulet tout au long de ses cinquante minutes

Ecoutez un extrait ici.

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