Dj Jazzy Jeff – « The Return Of The Magnificient »

The Return Of The Magnificient[Album]
14/05/2007
(BBE/Pias)

La carrière de Dj Jazzy Jeff ne s’arrête pas à son aventure commune avec Will Smith au sein des célèbres Jazzy Jeff & Fresh Prince, une collaboration qui s’étendit d’ailleurs jusque dans la série « Le Prince De Bel Air » ou notre homme endossait le rôle de Jazz. Il s’agit en fait ici de la partie visible de l’iceberg, l’Américain étant apparenté à la catégorie des Djs producteurs hip hop soul les plus en vue de la planète. En partie puisque, après sa séparation avec l’acteur, il a loué ses services à quelques grands noms du genre, de KRS One à Jill Scott, en passant par J Live et King Britt. « The Return Of The Magnificient » est donc, comme son titre l’indique, une suite de « Magnificient », son premier album paru il y a cinq ans, sur lequel il alignait les productions façon Pete Rock (certaines de son propre cru) pour des invités de prestige (J Live, Freddie Foxxx, The Last Emperor, Jill Scott…). Il remet donc le couvert en s’étant attelé à l’intégralité des productions de ce deuxième opus. Une nouvelle fois, Dj Jazzy Jeff se montre plutôt bien entouré: Rhymefest, Method Man, Big Daddy Kane, CL Smooth, Kardinal Offishall, Raheem DeVaughn, Pos (De La Soul), Dave Ghetto et Jean Grae ont accepté d’être de la partie. De quoi mêler plus ou moins habilement une couleur hip hop totalement actuelle avec quelques clins d’oeil au hip hop très qualitatif qu’ont connu les Etats Unis durant les années 90. Vous l’aurez compris, tout n’est pas fantastique dans ce cru 2007, mais quelques titres valent quand même le détour. Entre autres, le premier single « Jeff n’Fess » emmené par Rhymefest, certainement un des pics de ce disque que le reste aura bien du mal à égaler, si ce n’est les « Hold It On (feat Method Man) » et « Let Me Hear U Clap (feat Pos) » qui limiteront la déception, pour ne pas dire les dégâts. « The Return Of The Magnificient », aux seize titres bourrés de samples soul/funk (The Isley Brothers, Floetry, James Brown, Donald Byrd, Marvin Gaye, Bobby Caldwell…), se montre trop banal, trop classique pour démontrer une réelle identité, et pour pouvoir viser une des meilleures places au classement des albums de l’année comme son auteur le prétend. On lui pardonnera ce léger manque de recul..

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