Destruction Unit – ‘Negative Feedback Resistor’

Album / Sacred Bones / 18.09.2015
Distributeur de bûchettes

Trois guitares, une montagne d’amplis, des riffs qui filent droit vers un volume maximal. Voilà la formule de Destruction Unit, groupe de l’Arizona qui sort cette année son deuxième album pour le label new-yorkais Sacred Bones. En activité depuis quinze ans, le projet de Ryan Rousseau a fourbi ses premières armes dans le synth-punk, accueillant même pour un temps l’illustre et regretté Jay Reatard. Après un line-up remodelé, le voila qui tourne désormais autour d’une fascination obsédante pour l’intensité, la vitesse et le bruit.

Il ne sera d’ailleurs question que de ça durant l’écoute de ce ‘Negative Feedback Resistor’ qui flirte avec tout ce que le punk, le crust et parfois le métal peut apporter de sauvage. En résulte un album en forme de riff interminable, propulsé par une batterie sans pilote, et de légères envolées psychédéliques que l’on capte par bribes, avant de ravaler soudainement la tasse (‘Salvation’).

Simple en apparence, c’est au fil d’écoutes studieuses que le disque dévoile ses nuances au fur et à mesure que l’on perce les cyclones qui le parcourent. Jusqu’au-boutistes dans leur agressivité, les six salopards à l’oeuvre ici dessinent une lutte à mort entre psychédélisme premier du nom et punk au coeur noir. Sans prendre parti, ils regardent ces deux écoles se déchirer dans une lente agonie fascinante à écouter, incapables qu’ils sont de déterminer qui va l’emporter dans ce maelström dans lequel plonger avant d’aller poursuivre l’expérience en live, pour enfin finir chez le meilleur O.R.L de la ville.

‘Chemical Reaction/Chemical Delight’, ‘Animal Instinct’, ‘If Death Ever Slept’, ‘The Upper Hand’

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